Ce mois de juillet 2024 verra la mise en place d'une toute nouvelle réglementation européenne en matière de sécurité routière. Toutes les voitures nouvellement fabriquées devront être équipées de systèmes d'assistance intelligente à la vitesse (ISA).

La nouvelle directive européenne vise à réduire les accidents et fait partie du règlement 2019/2044 de la Commission européenne, selon lequel même les véhicules non immatriculés actuellement chez les concessionnaires doivent être équipés de ces limiteurs de vitesse avant de pouvoir être vendus.

La législation de la Commission européenne, qui est entrée en vigueur le 6 juillet 2022, vise à réduire les excès de vitesse et à améliorer la sécurité routière sur le continent. Les limiteurs de vitesse, ou ISA sont des systèmes conçus pour empêcher les véhicules de dépasser les limites de vitesse en avertissant le conducteur ou en limitant activement la vitesse du véhicule. Ces derniers sont activés grâce au GPS qui est couplé à une caméra capable de détecter les panneaux de signalisation. Toutefois, il sera possible de désactiver cette sécurité lors du démarrage de votre véhicule. Cette nouvelle réglementation pourrait sauver jusqu'à 25 000 vies et 140 000 blessés sur les routes européennes d'ici à 2038.

Malgré ce changement radical dans l'UE, la Grande-Bretagne a décidé de ne pas appliquer le règlement.

Ce qui se passe de l'autre côté de la Manche

Le ministère britannique des Transports (DfT) a confirmé que les voitures britanniques ne seraient pas concernées par ce règlement. Toutefois, ce dernier s'appliquera aux véhicules en Irlande du Nord, s'alignant ainsi sur les normes de l'UE en raison de circonstances réglementaires spécifiques après le Brexit.

Le DfT a déclaré que bien que cette mesure de sécurité particulière ne soit pas actuellement en place au Royaume-Uni, des recherches sur les progrès de la technologie des transports sont en cours. L'objectif est de s'assurer que les voyages sont sûrs et fiables et de contribuer à réduire les émissions, ce qui indique que le Royaume-Uni pourrait envisager des technologies similaires à l'avenir.

L'introduction des ISA a suscité un certain débat, notamment en ce qui concerne la gêne potentielle des panneaux d'avertissement pour les conducteurs. Pour remédier à ce problème, les constructeurs disposent de quatre options pour avertir les conducteurs lorsqu'ils dépassent la limite de vitesse :

  • un léger contact de la pédale sur le pied du conducteur ;
  • une réduction automatique de la puissance de propulsion, qui peut être annulée en appuyant sur la pédale ;
  • des signaux visuels clignotants suivis de signaux sonores si l'excès de vitesse se poursuit ;
  • des signaux visuels suivis d'une vibration de la pédale, jusqu'à des signaux combinés qui s'éteignent s'ils sont ignorés.

Les autres dispositifs obligatoires

Ce nouveau règlement, rappelons-le, fait partie d'une stratégie européenne plus large visant à intégrer des technologies de sécurité avancées dans tous les nouveaux véhicules.

Les autres dispositifs obligatoires sont les suivants

  • le freinage d'urgence automatisé (AEB)
  • l'assistance au maintien de la trajectoire
  • et les systèmes avancés d'alerte en cas de distraction du conducteur.

Ces technologies visent à réduire l'erreur humaine, qui est un facteur important dans les accidents de la route, et à garantir un environnement de conduite plus sûr pour tous les usagers de la route.

Les prochaines décisions de l'UE

Pour l'avenir, l'UE se prépare à introduire de nouvelles réglementations obligatoires dans le secteur automobile.

Il est prévu, par exemple, d'imposer des systèmes de détection des piétons et des cyclistes plus sophistiqués afin d'améliorer la sécurité dans les villes.

En outre, dans le cadre de la promotion de la durabilité environnementale, les normes d'émission seront plus strictes et l'accent sera mis davantage sur la production et l'infrastructure des véhicules électriques, dans le but de réduire de manière significative l'empreinte carbone du secteur des transports.