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Où en est la discussion sur l’éventuelle suppression des ZFE ?

Le projet avance à (très) petits pas.

Panneau ZFE

Le vote attendu début mai des députés de l’Assemblée nationale, et qui pourrait signer la fin des Zones à Fortes Emissions (ZFE) dans les plus grandes agglomérations françaises, a été reporté.

Créées en 2019 afin de réduire les émissions de particules fines, les Zone à Faibles Emissions (ZFE), instaurées au sein des plus grandes agglomérations françaises, font l’objet de vifs débats entre les députés.

Le 27 mars dernier, une commission spéciale chargée d’étudier le projet, et menée par le député LR Ian Boucard, a voté la suppression des ZFE, soumettant de fait la fin du dispositif au vote des députés de l’hémicycle, dans le cadre du projet de loi plus large dit de "simplification".

Autoroute

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Mais le vote attendu a finalement été reporté une première fois à la mi-avril, en raison des vacances parlementaires, et le vote attendu début mai a une nouvelle fois été reporté à une date encore inconnue.
Instaurées initialement pour inciter les usagers à privilégier les transports en communs pour leurs trajets du quotidien, les ZFE ont été de plus en plus critiquées, et accusées de pénaliser les familles aux revenus les plus modestes, souvent dans l’incapacité d’acheter un véhicule plus récent, et moins polluant. Les disparités de traitement entre les populations rurales et urbaines avaient également été montrées du doigt.

De son côté, le gouvernement, par la voie du ministre des Transports Philippe Tabarot, a maintenu son vœu de conserver les ZFE, en envisageant toutefois un réaménagement du dispositif. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runnacher, avait quant à elle proposé un amendement qui permettrait aux agglomérations de 150 000 habitants et plus de décider de l’instauration d’une ZFE.