Quant ça tourne, Hyundai semble avoir quelques problèmes. La version Ioniq 6 N nous avait déjà offert une belle sortie de piste à Goodwood cet été, heureusement sans conséquences pour le pilote à bord. Cette fois, la version classique du modèle n’a pas quitté le goudron lors du test des cônes mais le résultat final est plutôt décevant.

Commençons par quelques chiffres : l’exemplaire testé dans cette vidéo dispose d’un seul moteur électrique, placé à l’arrière, qui développe une puissance maximale de 228 chevaux.

Une batterie de 77,4 kilowattheures se trouve dans le plancher du véhicule, ce qui lui confère une autonomie allant jusqu'à 614 kilomètres mesurée selon le cycle WLTP européen. Cependant, la distance réelle entre les charges est d’environ 434 kilomètres. Le sprint de 0 à 100 km/h prend environ 7,4 secondes dans cette configuration qui est causée de pneus Nexen NFera Sport. 

Galerie: Hyundai Ioniq 6 (2023)

Le critique de cette vidéo n’est pas impressionné par les performances de cette Hyundai autour des cônes. La vitesse d'entrée la plus élevée à laquelle la voiture ne heurte aucun cône lors du test est de 72 km/h, ce qui constitue une vitesse relativement faible, en particulier pour un véhicule électrique qui a généralement un centre de gravité plus bas. 

Moins bien que Tesla

Une grande partie de ce résultat serait dû aux pneus, ou du moins c'est ce qu’affirme le pilote d'essai. Il a effectué une dizaine de tentatives consécutives à des vitesses différentes, ce qui les maintient à des températures assez élevées, mais qui affecte leurs performances. En comparaison, la Tesla Model 3 (un concurrent direct de la Ioniq 6) a enregistré une vitesse de 76 km/h lors de ce même test, soit une vitesse supérieure à la moyenne.

Galerie: Tesla Model 3 (2022)

Apparemment, la suspension joue également un rôle important. Selon le critique, sa configuration est très douce tandis que l'accélérateur a des réactions très agressives, ce qui rend la Ioniq 6 plus vulnérable au survirage.

De plus, il est très important de noter que les performances du modèle lors du test des cônes dépend en grande partie du mode de récupération qui a été sélectionné par le conducteur. Le critique note que les niveaux de récupération les plus élevés rendent la voiture un peu nerveuse car on a l'impression qu'une certaine puissance de freinage est appliquée aux roues arrière.