Essai DS 7 Crossback (2018) - Présidentiable

Il y a bientôt quatre ans, DS Automobiles, nouvelle marque premium du Groupe PSA, sortait de son cocon, sous la houlette de Carlos Tavares, le PDG du groupe. Il s'agissait très certainement d'une marque qui lui tenait à cœur caractérisant ainsi sa volonté de créer une marque française haut de gamme, une chose qu'il avait d'abord initié chez Renault avec Alpine et qu'il a réussi à conclure définitivement − et plus rapidement − sous la direction du Groupe PSA. Une marque automobile, cela prend du temps à construire. DS ne s'en cache pas en nous annonçant très clairement qu'il faudra certainement une bonne quinzaine d'années avant d'atteindre les objectifs fixés. En toute franchise, avec une telle industrie derrière, nous ne sommes pas très inquiets concernant le futur de DS, en tout cas moins que pour ces multiples constructeurs asiatiques qui fleurissent à chaque salon automobile en prétendant posséder la meilleure voiture électrique du segment... mais encore présentée sous la forme d'un concept-car.

Sous les perfusions de Citroën, DS a commencé sa carrière avec trois silhouettes : DS 3, DS 4 et DS 5. Trois modèles aujourd'hui vieillissant qui ne peuvent malheureusement pas assurer la pérennité de la marque à court terme. De ce fait, DS était donc sous pression, à peine quatre ans après sa création, et n'a déjà pas le droit à l'erreur avec son premier modèle. Après s'être penché naturellement sur les tendances mondiales en matière de consommation automobile, c'est en toute logique que DS s'est tourné vers un SUV de segment C pour conquérir les différents marchés. Né et façonné à Paris, d'après les dires du constructeur, nous avons donc pu prendre en main la vraie première voiture de DS, entre les boulevards pavés parisiens et les petites routes du sud de la capitale.

DS 7 Crossback, SUV, Premium