C’est grâce au fabricant de vélo électrique Easybike que Solex s’apprête à vivre une énième nouvelle jeunesse.

Solex a vu le jour en 1905. Maurice Goudard et Marcel Mennesson créent alors une petite fabrique de radiateurs centrifuges, puis des carburateurs et starters pour l’industrie automobile. Mais le Solex tel qu’on le connaît n’apparaîtra qu’en 1946. Ce vélo motorisé grâce à un petit bloc de 38 cm3 placé sur la roue avant a été produit en France jusqu’en 1988, Solex ayant été successivement repris par Matra, Magneti-Marelli, Renault puis Motobécane (aujourd'hui MBK).

Après plusieurs tentatives de relance suivies de faillites, la société Easybike a décidé d’à nouveau tenter le coup en proposant une déclinaison 100 % électrique. Selon le niveau d’équipement retenu, ce Solex du 21e siècle reviendra à 1.800 €, l’addition pouvant grimper jusqu’à 3.000 €.

Il sera composé de pièces provenant de différents producteurs, à l’image des jantes et rayons produits à Saint-Étienne en France, d’un cadre réalisé en Asie et de moteurs conçus par Bosch en Allemagne. L’assemblage final a été confié à une petite usine basée à Saint-Lô en Normandie. En toute logique, ce Solex devrait faire aussi bien qu’un vélo électrique de dernière génération. L'œil averti remarquera le faux moteur placé sous le guidon...

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Easybike ne manque pas d’ambition pour son nouveau joujou. En effet, trois types de Solex sont d’ores et déjà proposés au grand public (Urbain, Urbain Sportif et SUV), par l’intermédiaire d’une bonne cinquantaine de points de vente en France. Italie, Pays-Bas et Allemagne seront aussi concernés dans un second temps, puis, à moyen terme, l’Asie ! Reste à voir si l’entreprise hexagonale parviendra à assouvir ses ambitions !

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