Les policiers de la CRS autoroutière d'Aquitaine peuvent maintenant traquer les infractions du ciel.

Comme si le déploiement de 250 radars autonomes sur l'ensemble du territoire depuis le début de l'année ne suffisait pas, les gendarmes disposent maintenant d'une nouvelle arme pour traquer les infractions autoroutières. En effet, les policiers de la CRS autoroutière d'Aquitaine disposent maintenant d'un drone permettant de relever certains types d'infractions. Si la vitesse excessive ne peut pas être relevée, du moins pas encore, le drone peut en revanche détecter le non-respect des distances de sécurité, les dépassements par la droite, les véhicules qui occupent sans raison la voie de gauche, ou encore les comportements dangereux.

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Le drone est opérationnel sur l'autoroute A10, à hauteur de Saint-André-de-Cubzac, au nord de Bordeaux, et ne comptez pas le repérer en scrutant le ciel car celui-ci est quasiment invisible. Le drone est contrôlé par des policiers qui, une fois l'infraction relevée, préviennent leurs collègues motards qui viendront par la suite intercepter l'impétrant. Le drone, qui appartient à la préfecture, présente un réel avantage de coût par rapport à un hélicoptère. L'heure de vol coûte bien moins chère et les moyens mis en place sont bien moins compliqués.

 

Les contrôles routiers aériens avec un drone étaient une des promesses du gouvernement de Manuel Valls. Comme vous vous en doutez, ces contrôles vont se répandre prochainement à l'ensemble du territoire. Les premiers tests ont déjà eu lieu durant le week-end de la Pentecôte il y a maintenant un mois, et se sont révélés plutôt intéressants. Outre ses capacités à relever les infractions en toute discrétion, le drone peut aussi être un bon moyen de dissuasion et un outil de communication préventive pour le Gouvernement pour lutter contre l'insécurité routière.

Source : Sud Ouest