"La décision sera prise au mois de janvier".

Nous vous en parlions il y a déjà quelques jours : la limitation de vitesse pourrait passer de 90 à 80 km/h sur les routes nationales et départementales bidirectionelles, c'est-à-dire les routes sur lesquelles les voitures se croisent sans terre-plein central. Une affaire que le gouvernement prend très au sérieux, et à laquelle le Premier Ministre, Édouard Philippe, vient de rappeler son attachement.

Alors que le bilan de la mortalité sur les routes de France au moins de novembre 2017 vient d'être rendu avec de mauvais chiffres, + 8,9 % par rapport à l'année précédente,Édouard Philippe, qui effectuait un déplacement à Coubert (Seine-et-Marne) ce lundi 11 décembre en rapport justement avec la Sécurité routière, s'est exprimé sur le sujet.

"À titre personnel, j'y suis favorable car je sais que deux tiers des accidents se concentrent sur ces tronçons de routes nationales et départementales bidirectionnelles aujourd'hui limitées à 90 km/h", a-t-il déclaré lors d'un point-presse. Avant de le réaffirmer sur Twitter :

 

 "Favorable" ne veut évidemment pas dire que la décision est déjà entérinée. En revanche, la décision définitive sera prise très prochainement, "au mois de janvier", lors du Comité interministériel de la sécurité routière qui devrait se tenir le 18.

 

Pour rappel, certaines associations de sécurité routière affirment que cet éventuel passage à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur physique pourraient permettre de sauver jusqu'à 400 vies.