Avec les 24 Heures du Mans en ligne de mire ?

Alors que le constructeur britannique a dévoilé les performances de son nouveau bolide, le PDG de McLaren Automotive, Mike Flewitt, confirme un plan de travail concernant la version course de la Senna.

Comme nous vous le révélions plus tôt cette semaine, la Senna a clairement été conçue comme une supercar pouvant évoluer tant sur les routes que sur les circuits. Déjà très agressive sur le plan aérodynamique, elle n'aurait besoin que de quelques adaptations pour être autorisée à évoluer sur circuit, comme la suppression du réglage de hauteur de caisse ou l'aérodynamique active et continue de l'aileron arrière, tous deux interdits dans une large majorité de courses.

2018 McLaren Senna
2018 McLaren Senna

"La version course peut être conçue, c'est certain", a confié Mike Flewitt au site Autocar. "Je ne peux rien confirmer à cet instant mais, oui, nous travaillons sur un plan. L'aérodynamique de nos voitures [et en particulier celle de la Senna, ndlr] nous autorise à penser que nous pourrions être très, très compétitifs."

Et le dirigeant anglais de poursuivre : "Vous ne pouvez jamais affirmer que vous allez gagner à coup sûr, mais il est clair que nous n'alignerions la Senna avec aucune autre intention que celle de l'emporter."

Le Mans : plus qu'une utopie, une réelle possibilité

Autre indice d'un possible engagement de la Senna en course : le nombre de voitures assemblées. En effet, la production de la Senna est clairement plus élevée, 500 exemplaires, là où la P1 s'était contentée d'une annonce à 375 unités. La future BP23 sera quant à elle limitée à 106 unités... De quoi laisser penser qu'à Woking, on vise pour la Senna une homologation supplémentaire, c'est-à-dire pour la course.

Il n'en faut pas beaucoup plus pour songer à une participation au plus haut niveau du sport automobile et, en l'occurrence, aux 24 Heures du Mans. McLaren a confirmé ces derniers mois son intérêt pour le Championnat du monde d'Endurance (WEC), qui verra son règlement technique être revu en profondeur en 2020 (au minimum).

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La catégorie LMP1 s'est effondrée après les départs d'Audi puis de Porsche, et ne compte désormais plus que Toyota comme seul constructeur officiellement engagé. Dans le but de réduire considérablement les coûts liés à un engagement en LMP1, le WEC pourrait accueillir des supercars dans la catégorie et ainsi ouvrir la porte à plusieurs constructeurs, puisqu'ils sont très nombreux à être actuellement engagés en catégorie GT Pro. Aston Martin, Ferrari, Mercedes ou encore McLaren, donc, pourraient confirmer leur intérêt. Et, même si c'est anecdotique : le hasard fait toujours bien les choses, puisque 2020 coïnciderait avec le 25e anniversaire de l'unique victoire de McLaren au Mans, avec la F1 GTR.

Par ailleurs, des rumeurs indiquent avec insistance que McLaren verrait d'un bon œil la participation de son pilote de Formule 1, Fernando Alonso, aux prochaines 24 Heures du Mans en compagnie de Toyota, dans l'optique d'un éventuel futur engagement maison dans la discipline...

En attendant, le nouveau règlement LMP1 devra être ratifié par la FIA, dont le prochain Conseil Mondial du Sport Automobile aura lieu à Genève le 9 mars prochain, trois jours à peine après le lancement officiel de la McLaren Senna au Salon de l'automobile.

 

Galerie: McLaren Senna (2018)