Leclerc répond à nos questions au volant du Stelvio de 510 ch !

Pour tous les pilotes habitués au succès en formules de promotion, l'arrivée en Formule 1 peut être un choc s'ils ne font pas leurs débuts dans un top team.

C'est notamment le cas de Charles Leclerc, qui rejoint Sauber F1 Team pour ses premiers pas dans la catégorie reine du sport automobile. Sa saison 2018 s'annonce compliquée, l'écurie suisse s'étant classée bonne dernière du championnat des constructeurs 2017, avec une réglementation technique qui reste stable par rapport à l'an dernier.

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Or, Leclerc a connu une ascension météorique des formules de promotion, faisant la jonction entre le karting et la Formule 1 en l'espace de quatre saisons réussies en Formule Renault, F3 Europe, GP3 et Formule 2. Saisons lors desquelles il a remporté 16 victoires en 94 courses pour un total de 42 podiums... et depuis fin 2015, il n'a fini qu'une course hors du top 10, à Monza l'an dernier, quand il s'est accroché avec Nyck de Vries dans la lutte pour la victoire, au dernier tour !

Autant dire que sa nouvelle situation va s'avérer fort inhabituelle, au volant d'une Sauber C37 qui pourrait justement peiner à entrer dans ce fameux top 10. Discutant avec notre journaliste Roberto Chinchero au volant d'une Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio, Leclerc s'est exprimé sur cette nouvelle donne.

"C'est évidemment un état d'esprit différent, et il faut vraiment en changer quand on arrive en Formule 1", reconnaît le Monégasque pour Motorsport.com"J'ai l'habitude d'avoir le même matériel que les autres – les réglages sont différents, mais la base de la voiture est identique [en formules de promotion]. Il y a des écarts de performance entre les équipes, mais vraiment moins grands qu'en Formule 1. Ce que j'ai appris, c'est à me concentrer sur moi-même. En équipe, nous devons progresser autant que possible, et nous verrons où nous nous retrouverons."

Cette saison 2018 s'annonce en tout cas cruciale pour Leclerc, protégé de Ferrari, alors que le baquet de Kimi Räikkönen à Maranello pourrait bien être disponible à la fin de l'année.

Cela représente-t-il une pression supplémentaire ? "En fait, ça ne me pose aucun problème", tempère le pilote Sauber. "Ferrari est un rêve, et pour l'instant, cela reste un rêve. Cela n'a même pas l'air réel. Je ne ressens aucune pression supplémentaire. Je veux juste donner mon meilleur chez Alfa Romeo, et si c'est suffisant pour avoir une bonne opportunité à la fin de l'année, tant mieux. Pour l'instant, je ne pense qu'au travail que je dois accomplir en 2018."