Le gouvernement pourrait annoncer une loi visant à empêcher les automobilistes de signaler la présence des forces de l'ordre.

Aujourd'hui, rares sont les automobilistes à ne pas utiliser les applications d'aide à la conduite comme Waze ou encore Coyote. Outre le fait que ces plateformes servent de GPS, Waze et Coyote permettent également de signaler la présence d'incidents sur la route ou encore celle des forces de l'ordre. Certains usagers utilisent d'ailleurs ces applications uniquement pour ce genre de prestations, pour leurs trajets du quotidien notamment. De ce fait, en plus des traditionnels appels lumineux entre automobilistes, les autorités sont aussi signalées via ces applications. Selon le gouvernement, ces signalements pourraient avoir des effets néfastes lors des opérations antiterroristes, des contrôles d'alcoolémie et la recherche de malfaiteurs.

Selon le Parisien, un projet de loi vient d'être soumis pour avis au Conseil d'État. Celui-ci sera présenté au mois de décembre au Conseil des ministres. Dans le texte, que nos confrères du Parisien ont pu exploiter, l'idée serait pour "les exploitants des services électroniques d'aide à la conduite, d'occulter pendant une durée déterminée comprise entre 3 et 24 heures la rediffusion aux autres usagers de la route du message d'alerte prévenant qu'un contrôle a lieu dans une zone donnée." Si l'opérateur refuse de se conformer à la demande des autorités, il pourrait s'exposer à une amende de 30'000 euros et à deux ans d'emprisonnement.

"Quand les utilisateurs de ces applications signalent la présence de képis au bord de la route, les forces de l'ordre sont obligées de partir dix minutes après car l'effet de surprise est retombé. Cette loi va dans le bon sens, mais le gouvernement a calé au dernier moment car il fallait l'élargir à tous les contrôles, y compris la vitesse", affirme Chantel Perrichon, la Présidente de la Ligue contre la violence routière, à nos confrères du Parisien. Du côté des opérateurs, Coyote s'est exprimé en se disant "favorable" à cette mesure. "Nous avons d'ailleurs déjà eu l'occasion de couper le service lors des évènements de 2015", précise l'entreprise.

Source : Le Parisien