Un modèle unique qui a nécessité trois ans de travail !

Nous vous annoncions hier que Ferrari allait présenter un modèle unique, une hypercar faite sur mesure pour un client, et que la marque présentait comme le "modèle spécial le plus extrême jamais conçu" par la marque. Celui-ci a été présenté et se nomme P80/C, un nom peu poétique qui fait toutefois écho à l'ADN de la marque et à ses anciens modèles exceptionnels.

Bien évidemment, comment ne pas penser à la 330 P4 lorsque l'on voit un nom comme celui-ci ? Et quand on découvre les ailes bombées de cette P80/C, comment ne pas penser non plus à la Dino 206 S ? Si l'on ressent immédiatement ces vibrations des années 60 en voyant cette P80/C, c'est justement parce qu'elle a été conçue avec la volonté première de rendre hommage à l'Histoire de Ferrari, même si elle arbore également des éléments très modernes dans sa conception et dans son design.

Ferrari P80 / C
Ferrari P80 / C
Ferrari P80 / C

Cette création faite sur mesure est destinée à la piste et c'est pour cela que sa base est également un modèle développé pour le circuit, à savoir la Ferrari 488 GT3. Mais pour qu'elle partage aussi peu d'éléments avec sa cousine, il a fallu plus de trois ans de développement aux ingénieurs de Ferrari, qui ont débuté le travail sur ce modèle en 2015 ! Le but de se servir de la version GT3 d'une voiture, et non du modèle de série, était tout autant de pouvoir développer l'ingénierie et la performance autour d'une base déjà très solide, mais aussi d'avoir un empattement plus long, en l'occurrence de 5 centimètres.

Au niveau du design, cette P80/C se démarque dès l'avant par une orientation totale vers la performance, avec une large lame de carbone très basse, surplombée par un grand espace où l'air peut s'engouffrer pour notamment ressortir sur le capot, entre les deux ailes voûtées et disposant elles aussi d'ouïes pour évacuer de l'air. Le flux passe également au-dessus du cockpit pour rejoindre le large aileron arrière. Toute la partie basse de la voiture est en carbone non peint, et c'est donc le cas des bas de caisse travaillés aérodynamiquement, qui permettent de diriger le flux d'air vers l'arrière de la voiture.

Les lignes de la voiture sont dynamiques et acérées, et les vitres sont dessinées de manière à séparer habilement l'avant de l'arrière, selon Ferrari. Un arrière qui, en plus de l'énorme aileron, permet aussi la canalisation du flux d'air dans la carrosserie mais arbore surtout un énorme diffuseur hyper complexe, qui semble être le point d'orgue de cette voiture au niveau de la tenue de route.

Si le design chargé n'est pas le plus gracieux de face et de dos, on ne peut qu'être en admiration devant la complexité technique et le travail accompli sur l'ensemble de la voiture, dont certaines solutions ne sont pas sans rappeler tout ce qui a été vu sur les modèles récents comme la F8 Tributo ou la Ferrari 488 Pista.

Sous le capot, aucune donnée n'est annoncée mais on peut penser que la motorisation est restée celle embarquée dans la 488 GT3, à savoir le V8 bi-turbo de 3.9 litres développant 550 chevaux. Si l'on devrait en savoir rapidement plus sur les performances exactes et la technologie du modèle, on est également très curieux de connaître son prix.

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