Des recherches effectuées à Boulogne-Billancourt !

L'affaire Carlos Ghosn continue d'éclabousser Renault, alors que la marque essaie soigneusement de faire oublier les difficultés passées pour se pencher vers l'avenir et vers le renforcement de ses liens avec Nissan. Mais l'affaire en cours, visant à déterminer les implications de l'ex-PDG de l'entreprise dans l'enquête pour fraude fiscale et d'abus de biens sociaux, est retombée de nouveau sur le Losange, dont le siège social a été perquisitionné ce mercredi matin.

Une vingtaine de policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), accompagnés de membres du parquet de Nanterre, sont arrivés à Boulogne-Billancourt, au siège de la marque, pour effectuer des perquisitions dans le cadre de l'enquête sur Ghosn. Au centre des soupçons et des recherches, le financement d'une soirée organisée par Carlos Ghosn au château de Versailles est toujours l'une des préoccupations des autorités.

"Le groupe Renault qu'une perquisition de la police est en cours à son siège de Boulogne-Billancourt et qu'il collabore pleinement avec les autorités", a affirmé un porte-parole de Renault. Le tycoon déchu est soupçonné d'avoir obtenu la location du château de Verstailles et du Grand Trianon pour y organiser son mariage, et d'avoir économisé les 50'000 euros de cette prestation en proposant une convention de mécénat entre l'établissement et Renault.

Ce sont au total cinq chefs d'accusation qui sont actuellement tournés vers l'ancien dirigeant, qui est actuellement en prison au Japon. Son domicile a déjà été perquisitionné, ainsi que celui d'un ancien responsable de la marque, ce qui avait constitué la première perquisition sur le sol français dans le cadre de cette affaire. Renault, quant à lui, réfléchit à porter plainte contre Ghosn pour faire la lumière sur des dépenses suspectes s'élevant à plus de 10 millions d'euros, et Nissan devrait emboîter le pas puisque les dépenses en question ont concerné les deux marques.

'