Après le Royaume-Uni, c'est au tour de la France de tester les radars sonores.

Il y a quelques semaines, nous avons fait part de l'arrivée des radars antibruit au Royaume-Uni. Aujourd'hui, ces radars ont traversé la Manche et arrivent en France ! Un premier radar sonore a en effet été installé sur la route des 17-tournants, sur la D91 à Saint-Forget, en Ile-de-France révèle Le Parisien. Ce nouveau type de radar a pour but de sanctionner les machines un peu trop bruyantes. S'ils ne sont qu'en phase de test, ils pourront entrer véritablement en action et verbaliser les automobilistes et les motards dont l'engin est trop bruyant. 

Baptisé "Méduse", ce radar sonore est composé de quatre microphones capables de détecter les bruits jusqu'à dix fois par seconde. Que cela vous rassure, Méduse n'est pas encore équipé d'un détecteur de plaques, il se contente de prendre "une photo de la route toutes les 15 minutes" ajoute Le Parisien. Bruitparif, l'association à l'origine de ce projet, prévoit l'installation d'un deuxième radar à Saint-Lambert. 

"Les nuisances sonores ne sont pas seulement une gêne mais une question de santé publique avec des répercussions graves sur de nombreuses pathologies. Cette expérience a été conduite avec tous les acteurs de ce dossier, y compris les motards eux-mêmes. Il restera ensuite à traduire la chose en dispositif législatif et réglementaire. C'est un premier jalon vers une régulation et dissuasion du bruit", indique Jean-Noël Barrot, l'homme à l'origine de l'amendement et ayant rendu possible ce test.

Selon Hubert Gourden, responsable de la Fédération française des motards en colère des Yvelines : "le bruit est complexe à mesurer. Celui d'une moto est calculé selon un rapport de tours par minute bien précis. Or, quand on passera devant ce capteur, on aura du mal à faire la comparaison avec ce régime. Comment va-t-on prouver que je suis en faute, surtout si c'est un groupe de motards qui passe ?".

Quoi qu'il en soit, la phase de test a commencé le 15 juillet dernier et durera 30 jours. À la fin de l'essai, un contrôle automatique pourrait être instauré avec l'objectif de verbaliser les "fauteurs de troubles". Selon Jean-Luc Jannin, le maire de Saint-Forget, "plusieurs habitants ont quitté la vallée en raison du bruit".

Source : Le Parisien

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