Des répercussions directes sur le prix à la pompe...

La situation politique au Moyen-Orient est toujours instable, et elle pourrait cette fois se répercuter directement sur nos habitudes de consommation, avec l'augmentation à venir du prix des carburants. La cause ? Une attaque - supposément causée par des drones - menée en Arabie Saoudite qui n'a fait aucune victime mais a détruit les infrastructures saoudiennes et pourrait causer des troubles dans la production mondiale d'hydrocarbures, et qui risque d'avoir des répercussions à l'échelle mondiale.

En effet, à la suite de cette attaque, le pays a réduit de moitié sa production et même si cela est temporaire, le creux dans la fourniture au reste du monde va entraîner une augmentation des prix à la pompe chez nous, possiblement de 4 à 5 centimes d'euro, selon Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières, interrogé par Europe 1. Il avait déjà prévenu ce week-end que les tarifs allaient augmenter, et les cours du pétrole n'ont pas manqué d'augmenter, notamment en Asie ou un pic de 10 % a été noté.

"Je pense que, pour les consommateurs, dès demain matin, le prix du pétrole brut va augmenter assez fortement. Essence et gazole, fioul domestique... Toute la chaîne des produits fabriqués dans les raffineries vont voir leurs prix augmenter, dans les jours voire les semaines qui viennent", a-t-il précisé, ajoutant que l'augmentation de 4 à 5 centimes pourrait être constatée rapidement et possiblement être durable. "Cinq centimes, à supposer que ça reste à ce niveau, c'est tout à fait considérable. C'est peut-être ce qu'il y a de plus inquiétant pour les Français."

Cette attaque a provoqué une réduction de 5,7 millions de barils par jour, ce qui ne représente... que 6 % de l'approvisionnement mondial ! En revanche, il se veut prudent quant aux risques de pénurie qui pèsent sur l'Hexagone : "La règle en France, comme beaucoup d'autres pays, c'est que l'on possède à tout moment, trois mois de consommation, de stocks de réserves". Nous conseillons donc aux automobilistes de ne pas se précipiter aux pompes, car c'est souvent ce qui engendre des pénuries qui n'existeraient pas avec une consommation normale.

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