Aucune taxe flottante en vue !

Nous vous rapportions hier que le prix des carburants continuait sa hausse, ayant atteint son plus haut niveau depuis 2013 dans le cas du SP95 et du SP95-E10, qui ont largement dépassé 1,50 € au litre. Cette hausse est essentiellement due à l'augmentation du prix du pétrole, qui est lui-même dépendant de la limitation de la production et des sanctions prises par les États-Unis contre l'Iran, l'un des plus grands producteurs d'or noir au monde.

Si les taxes ne sont pas responsables de la hausse en ce début d'année 2019, Emmanuel Macron avait envisagé au mois de février l'application d'une taxe carbone flottante, qui aurait permis de niveler les prix à la pompe lorsque le cours du brut fluctue de manière trop importante. Malheureusement, cette idée a officiellement été enterrée par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

"Il n'y a pas de nouveau projet de taxe flottante comme il y en avait en 2000, tout simplement parce que le bilan qui en a été tiré montrait que ce n'était pas efficace", a-t-il déclaré. Pour lui, l'important n'est pas de limiter le prix du pétrole, mais de permettre aux Français de s'en éloigner via des "mesures d'aide. Notre mot d'ordre, il est clair: c'est de permettre aux Français de se libérer du pétrole."

Entre 2000 et 2002, le gouvernement de Lionel Jospin avait adopté une variante dite flottante de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui fut par la suite remplacée par la TICPE. Cela permettait de modeler les prix à la pompe et de compenser les variations du prix du pétrole, mais de Rugy dénonce une mécanique "complexe, peu lisible, produisant peu d'effets". Dès lors, le prix des carburants restera soumis à tous les paramètres qui le font varier, à savoir le prix du pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau de production et évidemment, les diverses taxes venant se greffer par-dessus.

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