Aston Martin ne sera peut-être pas canadien si rapidement qu'on le pensait.

L'info a fait grand bruit il y a quelques jours : le milliardaire canadien Lawrence Stroll était annoncé comme potentiel gros investisseur d'Aston Martin. On sait que le constructeur britannique fait face à de grosses difficultés financières, notamment avec des pertes s'élevant à 80 millions de pounds (environ 94 millions d'euros) sur la première moitié de 2019. Mais il semblerait que tout ne soit pas aussi simple. Et Andy Palmer, le patron d'Aston Martin, a précisé que pour l'heure, rien n'était encore officiel.

"Vous savez ce que nous aurions à faire s'il y avait une approche officielle. Au-delà de cela, je ne peux pas commenter ", a déclaré M. Palmer à l'agence Reuters lors de l'ouverture de la nouvelle usine de l'entreprise au Pays de Galles. "Nous ne cherchons pas activement à solliciter d'autres investisseurs. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne viendront pas."

Actuellement, la firme de Gaydon, du haut de ses 106 ans d'histoire, appartient à plusieurs entités, qu'il s'agisse de la société d'investissement originaire du Koweït Adeem/Primewagon, qui détient 36 %, InvestIndustrial qui détient 31 % ou encore Mercedes-Benz qui a 4 %. Le constructeur britannique compte bien doubler ses ventes d'ici à 2022 en visant 14'000 ventes annuelles. Mais il a besoin de fonds pour y arriver. 

Aston Martin, et plus particulièrement son patron Andy Palmer, ne pense pas qu'Aston Martin doive rentrer dans un groupe automobile plus grand, prenant pour exemple le cas de Ferrari qui s'en sort sans passer par là non plus. Il ne faut pas non plus oublier qu'Aston Martin peut quand même compter sur la participation de Daimler qui lui permet d'accéder à des technologies modernes, sans avoir à faire de gros investissements. 

Galerie: Aston Martin ouvre sa nouvelle usine pour le DBX