Dans le cadre d'une restructuration, Andy Palmer, l'actuel PDG d'Aston Martin, devrait être remplacé sous peu.

Ça va bouger du côté de chez Aston Martin ces prochains jours. En effet, avec l'arrivée d'un nouveau consortium d'actionnaires mené par le milliardaire Lawrence Stroll et qui a acquis 20 % de la marque le mois dernier, il fallait effectivement s'attendre à des changements. Des changements qui s'apparentent plutôt à un jeu de chaises musicales, avec beaucoup d'acteurs, puisque Lawrence Stroll a déjà revendu une partie de sa participation à un autre consortium mené par un certain Toto Wolff, directeur de l'équipe Mercedes-AMG F1. 

Selon différentes sources proches du dossier et rapportées par le Financial Times, c'est Tobias Moers, le PDG de Mercedes-AMG depuis 2013, qui devrait prendre les commandes d'Aston Martin et remplacer ainsi Andy Palmer. Ces annonces ont déjà fait réagir Aston Martin qui déclare "avoir pris bonne note des informations relayées dans la presse" et "qu'une équipe de personnes réexaminent actuellement la situation de l’équipe de direction". Une annonce devrait être faite sous peu de temps, certainement dès demain.

Andy Palmer devrait ainsi céder son fauteuil après son arrivée à la tête du constructeur de Gaydon en octobre 2014. Une arrivée qui a permis à la marque anglaise de se redresser de manière faramineuse, même si les derniers résultats peuvent laisser croire le contraire. Aston Martin, sous l'impulsion de certaines technologies signées Daimler (moteur, système électronique...), est revenu sur le devant de la scène avec des véhicules plus modernes. Preuve en est, Aston Martin s'est même mis aux SUV avec l'arrivée prochaine du DBX sur nos routes.

Andy Palmer, c'est aussi celui qui a conduit l'introduction d'Aston Martin en Bourse à l'automne 2018. Une introduction compliquée puisque la marque a subi de nombreux revers des marchés financiers avec la perte importante de la valeur d'action et une perte de 120 millions de livres au cours du premier trimestre 2020. Ce sont d'ailleurs ces faits, ayant entraîné une baisse de 90 % du cours de l'action, qui ont fragilisé Andy Palmer. Le dirigeant anglais est donc plus que jamais sur la sellette et son sort devrait être scellé dès cette semaine.