Une voiture bourrée de gadgets, avec des pièces identiques et 4500 heures de travail par voiture.

Il y a des voitures mythiques. Et il y a aussi des films mythiques. Alors que se passe-t-il quand les deux sont unis ? On obtient un véhicule star aussi connu que le loup blanc. Voilà le résultat. La DB5 du film James Bond "Goldfinger" est peut-être la voiture la plus iconique du septième art.

Tellement iconique, qu'Aston Martin a décidé de relancer une série Continuation de la DB5 "Goldfinger". En quoi ça consiste ? Et bien comme la DB4, la DB5 repasse par la case production. Pas pour une nouvelle série 900 exemplaires, comme entre 1963 et 1965. Mais tout de même. En effet, 25 DB5 "neuves" vont sortir des usines aux cours des prochaines années.

Chaque voiture va demander 4500 heures de travail, soit 188 jours de travail. Et pour compléter la production des 25, il faudra mathématiquement 12 ans. Mais ce calcul n'est pas valable, puisque l'usine Heritage Division fraîchement rénovée de Newport Pagnell dans le Buckinghamshire, ne va pas produire qu'une voiture à la fois.

Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation

Qu'est-ce qui peut bien prendre tant de temps ? Et bien, tout. La voiture est reconstruite comme à l'époque, mais en utilisant l'ingénierie moderne. Le meilleur des deux mondes ! En plus de devoir relancer la production de toutes les pièces de DB5, la firme de Gaydon doit également s’atteler à l'installation de toute une liste d'option Bondiennes à l'intérieur comme à l'extérieur :

  • Système d'écran de fumée arrière
  • Système de projection d'huile à l'arrière
  • Plaques d'immatriculation tournantes avant et arrière (trois plaques)
  • Mitrailleuses jumelles avant
  • Bouclier arrière résistant aux balles
  • Vérins de battage avant et arrière
  • Système de destruction de pneu
  • Panneau de toit amovible pour siège passager (équipement en option)
  • Carte de suivi d'écran radar
  • Téléphone dans la porte conducteur
  • Bouton d'actionnement du bouton de vitesse
  • Accoudoir et appareillage de commande monté sur la console centrale
  • Armes cachées sous le siège / plateau de rangement
  • Télécommande pour l'activation du gadget
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation

La plupart des options amusantes (comprendre dangereuses) sont factices ou simulées pour des raisons de sécurité. Malgré cette petite différence, les 25 voitures seront en tout point identiques au modèle du film, options et gadget compris. Elles seront même meilleures que celle de l'époque puisque des petites améliorations vont être apportées à ces 25 voitures totalement hors du temps. Et hors de lois également, puisqu'il y a peu de chances que les voitures puissent être conduites sur la route. En tout cas Aston Martin, indique qu'elle n'est pas "road legal".

Côté mécanique, aucune évolution n'est en vue : on retrouve le six cylindre en ligne atmosphérique de 4 litres d'époque, couplé a 3 carburateurs S.U. Le tout produisant 290 chevaux reliés au sol par une boîte de vitesse ZF manuelle à 5 rapports transmettant la puissance aux roues arrières.

Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation
Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation

Et les gadgets alors ? Qui va les penser pour qu'ils soient le plus vrai possible ? Chris Corbould, l'homme qui a fait les gadgets et effets spéciaux pour les 14 derniers films James Bond depuis 1980.

Pour les quelques chanceux qui pourront se payer ce joujou, il faudra attendre la seconde moitié de 2020 pour les premières livraisons de cette DB5 si spéciale.

Galerie: Aston Martin DB5 Goldfinger Continuation