Qui peut se vanter de dire "moi je fais mes wheelings avec deux roues en l'air" ?

Le Niken se comporte à peu près comme une moto standard, mais avec plus de poids à l'avant tout en ayant nettement plus de grip. C'est ce qui ressort de tous les essais des journalistes du milieu de la moto. Alors quand la pilote de stunt Sarah Lezito a pris le guidon de cette machine, elle a fait ce qu'elle sait faire de mieux : des figures !

Avec ses 263 kilos, la Yamaha pèse lourd sur la balance du sport-tourisme. Avec deux-roues à l'avant et tout le poids à l'avant, ce n'est pas exactement le premier modèle qui vient à l'esprit quand on pense à faire du stunt en moto. Cependant, Lezito a réussi à le faire fonctionner, et ce qu'elle a obtenu du Niken est impressionnant.   

Sarah explique que lorsque l'accessoiriste SW Motech l'a approchée et lui a suggéré de tenter de stunter avec un Niken spécialement préparé, sa première réaction a été de leur demander "à quoi sert cette moto ?". Et au lieu d'une réponse policée de relations publiques, SW Motech lui a simplement "ça sert à faire des trucs de débile". Bien sûr, c'est tout ce qu'il a fallu pour convaincre la pilote. Comme elle le dit, faire des choses folles, c'est dans ses cordes.  

L'accessoiriste a intégralement équipé la moto avec ses accessoires et un turbocompresseur. Ce dernier pousse la puissance du tri-cylindre de 847 cm3, à 185 ch. Un "petit" bon quand on compare au 115 chevaux d'origine.

Lezito a emmené le Niken à son endroit préféré pour faire de la cascade, un parking avec beaucoup de place pour s'amuser. Il existe un dicton qui dit que les vrais pros peuvent faire paraître leur métier facile. Eh bien, Lezito fait en sorte que les dérapages et les burnouts sur le Niken semblent faciles.

Elle a mâté le mastodonte autour du parking comme s'il ne pesait rien - bien qu'elle commente tout au long de la vidéo que ce fut une expérience plutôt violente en raison du turbo et de la disposition de la moto. Elle dit qu'il faut se détendre, encaisser les coups et utiliser le frein avant, car le seul fait d'utiliser les gaz ne permet pas d'obtenir les glissades souhaitées.   

Comme le train avant est très lourd, elle explique qu'elle n'a pas eu de problème pour faire quelques stoppies - elle était en fait plus préoccupée par les wheelings, qu'elle a gardées pour la fin. Après quelques tentatives d'essais, elle passe au sérieux, allant même jusqu'à faire une bavette.

Nous ne savons toujours pas à quoi sert la Yamaha à trois roues, mais une chose est sûre, c'est qu'elle est plus que domptable (si vous êtes un champion de stunt).