C'est désormais officiel, les constructeurs automobiles n'auront plus le droit de commercialiser en Europe de voitures neuves thermiques à partir de 2035. Même s'il existe des dérogations pour les constructeurs vendant moins de 1000 véhicules et entre 1000 et 10 000 par an, Ferrari doit se préparer à retirer ses V12 et V8 et à fabriquer davantage de voitures électriques

D'après les informations de Bloomberg, le constructeur au cheval cabré aurait acheté des terrains près de son usine de Maranello pour s'étendre. Des travaux seraient en cours, et à terme, ils permettront d'ouvrir une troisième ligne d'assemblage exclusivement dédiée aux voitures électrifiées, ainsi qu'un centre de R&D destiné aux batteries. Ces informations font surface après que Ferrari a déclaré que son premier modèle 100 % électrique arrivera en 2025. 

Selon des sources proches du dossier, le constructeur révèlera officiellement son projet d'expansion de l'usine le 16 juin prochain. Le PDG Benedetto Vigna pourrait également détailler sa feuille de route couvrant les prochaines années. Nous saurons alors si après le Purosangue, Ferrari prévoit ou non de lancer de nouveaux modèles, qu'ils soient thermiques ou électriques.  

Grâce à un brevet déposé en juin 2019 auprès de l'USPTO (United States Patent and Trademark Office), nous avons découvert les dessous de la future sportive électrique de Ferrari (cela pourrait aussi concerner les modèles hybrides). Le moteur central est retiré et laisse place à une énorme batterie formant un seul bloc.

Le brevet montrait aussi que l'arrière de la voiture était incliné vers le haut pour augmenter la force d'appui et créer des ouvertures pour mieux dissiper la chaleur. Quant aux moteurs, Ferrari prévoirait d'associer un moteur électrique à chaque roue. Si cette supercar/GT sera silencieuse, nous comptons sur les ingénieurs pour qu'elle conserve l'âme d'une Ferrari.