La justice a estimé que le constructeur allemand n’était pas responsable du grave accident.

Le juge de district américain Philip S. Gutiérrez a tranché : Porsche n’est pas responsable de l’accident qui a tué Paul Walker et Roger Rodas en 2013.

L’épouse de Rodas, Kristine, qui avait porté plainte, affirmait que son mari avait été tué parce que la Carrera GT qu’il pilotait ne présentait pas assez de garanties en matière de sécurité, étant par exemple dépourvue d’une cellule de survie. Le procès verbal indiquait aussi que la suspension de l’auto aurait cassé avant l’accident.

Au final, le juge a expliqué qu’il n’existait pas suffisamment de preuves pour déterminer si, oui ou non, Porsche disposait de suffisamment de mesures de sécurité sur le modèle concerné. Idem pour la suspension, pour laquelle Gutiérrez a affirmé que rien n’indiquait clairement qu’elle avait cassé avant que l’accident se produise.

L’épouse de Rodas entend désormais faire appel de la décision, tandis que Porsche reste impliqué dans deux autres procès intentés par le père et la fille de Paul Walker. Dans cette affaire, Porsche affirme que la Carrera GT incriminée a été modifiée dans son fonctionnement et qu’elle fut mal entretenue, ce qui aurait potentiellement provoqué l’accident.

Malgré les différentes actions contre Porsche, les départements policiers concernés (Los Angeles County Sheriff et California Highway Patrol) ont déjà conclu que l’accident était le résultat d’une vitesse excessive et d’un manque de jugement dans le chef du conducteur, Rodas. Le rapport d’autopsie permet quant à lui d’apprendre qu’avant le choc, le véhicule roulait à plus de 150 km/h.