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Tesla en chute libre à Wall Street après un effondrement des ventes

Tesla chute de 15 % en Bourse, pénalisée par la baisse de ses ventes en Chine et en Europe et un marché en repli.

Elon Musk lors de l'assemblée générale des actionnaires de Tesla 2023

Lundi 10 mars, Tesla a connu une débâcle historique à la Bourse de New York. L’action du constructeur de véhicules électriques a plongé de 15,43 %, clôturant à 241,30 dollars. Cette dégringolade, la plus sévère depuis 2020, a entraîné une perte de 130 milliards de dollars de capitalisation boursière. Depuis décembre, la valeur de Tesla a été divisée par deux, s'établissant désormais à environ 700 milliards de dollars.

Cette chute intervient dans un contexte de recul généralisé du secteur technologique à Wall Street, accentué par les incertitudes économiques aux États-Unis. L’indice Nasdaq, très exposé aux valeurs technologiques, a perdu 4 % en une journée. Les géants de la tech ont également subi des baisses significatives : Meta (-4,42 %), Microsoft (-3,34 %), Alphabet (-4,41 %), Apple (-4,85 %), Amazon (-2,36 %) et Nvidia (-5,07 %).

Des ventes en net recul en Chine et en Europe

Au-delà du contexte boursier défavorable, Tesla est également sanctionnée pour la faiblesse de ses ventes sur plusieurs marchés clés. En Chine, premier marché mondial pour les véhicules électriques, le constructeur a écoulé 30 688 unités en février, soit une baisse de 49 % par rapport à l’an dernier, selon l’Association chinoise des voitures de particuliers (CPCA). Cette contre-performance contraste avec la dynamique du secteur dans le pays, où les ventes de véhicules électriques et hybrides ont bondi de 82 %.

La tendance est tout aussi inquiétante en Europe. Malgré une hausse de 34 % des immatriculations de voitures électriques sur un an, Tesla a vu ses ventes chuter de moitié en ce début d’année, selon l’Association des constructeurs européens (ACEA). En France, où le marché automobile reste stable, Tesla a enregistré une baisse de 26 % de ses ventes, avec seulement 2 395 véhicules immatriculés en février, d’après la Plateforme automobile (PFA). Seule exception notable : le Royaume-Uni, où Tesla a enregistré de bonnes performances.

Des perspectives incertaines

Tesla, qui avait bénéficié fin 2024 d’un regain d’optimisme après l’élection de Donald Trump – allié d’Elon Musk – traverse désormais une période de turbulences. Entre la féroce concurrence sur le marché des véhicules électriques et l’instabilité boursière, le constructeur doit rapidement redresser la barre pour rassurer les investisseurs.