Voici comment BYD lance son assaut final sur l'Europe
Le géant chinois se met à l'abri et révise ses plans d'action pour le continent : nouveaux responsables, plus de concessions et plus de véhicules électriques.
BYD est l'un des principaux acteurs mondial en matière de voitures électriques. Le constructeur chinois a terminé l'année 2024 avec des ventes supérieures à celles de Tesla et, au cours du seul premier trimestre 2025, il a livré 990 711 voitures, ce qui représente une augmentation de 58,7 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Pourtant, tout ce qui brille n'est pas or. Si les ventes sont florissantes dans le reste du monde, il n'en va pas de même en Europe. Sur le Vieux Continent, les chiffres augmentent moins, à tel point qu'en 2024, la part de marché n'a pas dépassé les 2,8 %, avec 57 000 véhicules vendus, en deçà des attentes.
Les causes
Mais quelles sont les causes de ces faibles chiffres ? Selon les déclarations faites à Reuters par Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD Europe, la principale raison est à rechercher dans l'offre d'une gamme tout électrique, qui n'est pas adaptée à un marché comme celui de l'Europe, qui tarde encore à aborder la transition énergétique.
Alfredo Altavilla
Mais ce n'est pas tout. Un autre problème majeur réside dans un réseau de concessionnaires qui n'est pas encore au point, avec peu de points de vente et presque exclusivement concentrés dans les grandes villes. Sans parler de la stratégie de communication.
Il suffit de rappeler qu'en 2024, BYD a investi un budget important pour jouer le rôle de sponsor principal du Championnat d'Europe de football, où il s'est présenté comme le principal producteur de véhicules NEV, acronyme de New energy vehicle (véhicule à énergie nouvelle). Un terme commun en Chine pour décrire les véhicules électriques et hybrides, mais inconnu de beaucoup en Europe.
D'une manière générale, selon certains anciens cadres, la principale erreur a donc été de considérer l'Europe comme un seul grand marché, sans tenir compte des différences entre des pays comme l'Italie et l'Allemagne, par exemple.
Une nouvelle voie
BYD a donc pris conscience de son erreur et revoit ses stratégies. La première étape a été l'embauche d'Altavilla, qui a été suivie et continue d'être suivie par de nombreux managers que le géant chinois "vole" à d'autres marques européennes. A cela s'ajoute une restructuration importante de la gamme qui, à partir de la Seal U BM-i, se concentre davantage sur les variantes hybrides à côté des électriques.
BYD Seal U (2024)
Cette évolution s'accompagnera d'une mise en place décisive du réseau de concessionnaires. Rien qu'en Allemagne, il passera de 27 à 120. En bref, BYD corrige le tir. Juste à temps d'ailleurs, compte tenu de la présence de plus en plus importante d'autres marques chinoises sur notre marché, comme Chery, Geely et d'autres. Et les premiers résultats commencent à se faire sentir. Au Royaume-Uni, les ventes ont dépassé les 37 000 unités au premier trimestre 2025, contre 8 500 à la même période en 2024.
RECOMMANDÉ POUR VOUS
Pour s'implanter en Europe, le constructeur chinois Hongqi pense à Stellantis
Un nouveau système d’infodivertissement pour Hyundai, Kia et Genesis
Les Chinois avancent vite : voici le nouveau plan pour l’Europe
Bugatti W16 Mistral « Fly Bug » : le super-insecte en édition spéciale
Le groupe Volkswagen dit adieu à Bugatti
Range Rover SV Ultra : le modèle phare se transforme en salle de concert
Volvo EX60 : la production du SUV suédois du tournant a commencé