Essai Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 ch - La formule gagnante

Après trois ans d'existence et quelques retouches techniques, le Nissan Qashqai devrait profiter d'un restylage de mi-carrière dès cette année. Une carrière, comme on pouvait déjà l'imaginer à sa sortie en 2014, plus que convaincante pour cette seconde génération qui bénéficie encore et toujours de la popularité de la première génération. Le défi ? Rester comme sa devancière en tête des ventes dans son segment en Europe pendant sept ans.

Ils s'y sont tous essayés, Volkswagen avec son Tiguan, Ford et son Kuga ou encore Toyota en popularisant son RAV4, mais aucun d'eux n'a réussi à reprendre la tête du segment en France, et cela même durant la période de transition entre les deux générations. Nous avons donc pris en main le plus populaire des SUV associé à son moteur le plus puissant en diesel, mais aussi le plus vendu (50% des Qashqai vendus en France en sont équipés) : le Qashqai 1,6 litre dCi de 130 chevaux.

La plus européenne des japonaises

Par rapport à la première génération, il n'y a plus grand chose à voir. En effet, en ayant su écouter les exigences d'une clientèle européenne réputée difficile à satisfaire, Nissan a su faire évoluer son Qashqai dans le bon sens. Terminé donc le crossover américanisé, place désormais à un produit plus moderne, plus désirable, avec de nouveaux codes esthétiques singuliers, et de très bon goût, comme ces optiques avant plus effilées, une calandre plus affirmée, et des formes globalement plus anguleuses.

L'habitabilité évolue également, et dans le bon sens. La voiture gagne cinq centimètres en longueur par rapport à sa devancière et culmine désormais à 4,38 mètres. Forcément l'accueil des occupants est aujourd'hui bien meilleur, les passagers à l'arrière gagnent 15 millimètres de plus d'espace aux jambes, la garde au toit progresse de 10 millimètres, tandis que le coffre gagne 20 litres pour atteindre 430 litres désormais. De quoi contenter les anciens acheteurs de Qashqai +2 qui représentaient tout de même 20% de la clientèle de la première génération. Une version qui par ailleurs n'a pas été reconduite sur le modèle actuel.

Essai Nissan Qashqai
Essai Nissan Qashqai
Essai Nissan Qashqai

Plus moderne et mieux fini

C'est globalement ce qui ressort le plus en comparaison des deux générations. Le Nissan Qashqai II fait un bon en avant au niveau de la qualité perçue et de l'équipement, notamment au sein de notre finition la plus élevée baptisée "Tekna". Sans pour autant s'attendre à une profusion de plastiques souples ou de cuir, l'intérieur est plutôt bien fini et l'ergonomie convaincante. Il reste néanmoins encore un peu trop de boutons malgré la présence de l'écran tactile. La mise à jour de mi-carrière devrait permettre au Qashqai de rattraper son retard par rapport aux nouveaux Volkswagen Tiguan et Peugeot 3008.

Notre finition Tekna (avec de série : sellerie cuir, Nissan Safety Shield Plus, système d'aide au stationnement intelligent (IPA), phares Bi-LED, barres de toit longitudinales couleur argent, jantes alliage 19"...) est bardée de tous les équipements nécessaires, en plus de ceux liés aux aides à la conduite avec le pack Nissan Safety Shield Plus. Ce dernier ajoute l'aide au maintien de ligne, le freinage automatique d'urgence ou encore les radars avant et arrière.

Essai Nissan Qashqai
Essai Nissan Qashqai
Essai Nissan Qashqai

Sait-il tout faire ?

Le tableau semble pour l'instant idyllique puisque la voiture remplit absolument tous les principaux critères d'achat des français et des européens. Mais qu'en est-il sur la route ? Équipé du moteur diesel le plus puissant associé à une boîte mécanique à six rapports, notre version d'essai est tout simplement la configuration mécanique la plus vendue. Nissan propose même une transmission intégrale, mais moyennant 2200 euros supplémentaires, et qui n'a su convaincre que 10% des acheteurs de Qashqai en France.

Le moteur 1,6 litre dCi nous le connaissons bien puisqu'il équipe déjà de nombreuses Renault sur le marché, et celui-ci propose globalement le même caractère sous le capot du Qashqai. Il montre en effet la même inertie sous 1700 tr/min, mais devient vif au dessus permettant des accélérations et des relances franches et ça, quelque soit le relief ou le nombre de passagers à son bord. 

La boîte mécanique à six rapports est plutôt bien étagée, mais les débattements sont un poil trop longs. Elle nous permet d'évoluer principalement sur le couple, ce qui est plutôt agréable en ville, et encore plus pour votre porte-monnaie puisque les consommations sont assez contenues dans l'ensemble avec une moyenne mixte relevée autour de 5,8 l/100 km. Nous avons également noté une direction bien calibrée, pas trop consistante, parfaite pour une conduite en douceur, un peu moins en conduite plus dynamique en raison du manque d'informations qu'elle renvoie.

Le Nissan Qashqai brille aussi par son silence. Non pas que le diesel soit aussi discret qu'un bloc essence, mais force est de constater que la voiture est plutôt bien insonorisée, et le diesel ne se fait entendre que quand vous appuyez vigoureusement sur la pédale de droite. Facturée 2100€ de plus que le petit moteur diesel de 110 chevaux, préférez donc le dCi 130, plus généreux, et qui ouvre en plus le droit à la boîte automatique et à la transmission intégrale !

Essai Nissan Qashqai
Essai Nissan Qashqai

Conclusion

Même s'il n'est plus aujourd'hui le plus récent sur le marché des SUV, le Qashqai de seconde génération fait le job convenablement et répond surtout à tous les critères que demande un client européen. Si l'ancien modèle a séduit puisqu'il était en partie novateur, le design rebutait peut-être encore un peu trop la clientèle. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, avec un style conventionnel, une série d'équipements technologiques et sécuritaires, et un large choix de motorisations, le Qashqai deuxième du nom s'inscrit une nouvelle fois comme l'une des références.

Notre version d'essai facturée précisément 34'270€ n'est certainement pas donnée, mais il n'y a absolument rien a ajouter côté options. Pour un Qashqai de cœur de gamme, comptez un peu moins de 30'000€ pour un produit plutôt bien équipé, pourvu d'une motorisation diesel de 130 chevaux, et d'une finition milieu de gamme N-Connecta qui embarque l'essentiel à savoir la navigation, le système d'aide au stationnement ou encore le freinage automatique d'urgence.

Photos : Yann Lethuillier / Motor1.com

 

 

Points positifs Points négatifs
Consommations plus que maitrisées Quelques plastiques bas de gamme
Équipement complet Boîte de vitesses aux débattements trop longs
Moteur volontaire et énergique Direction peu informative
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