Essai Mazda3 2.0 Skyactiv-G 165 ch - Celle qu'il ne faut pas oublier !

Si vous ne connaissez pas encore la Mazda3, elle se positionne dans la catégorie des compactes et s'oppose à quelques stars du segment comme la Volkswagen Golf, la Renault Mégane ou encore la Peugeot 308, elle aussi récemment restylée. Quelques mois après l'essai de la Mazda3 restylée, nous avons décidé de reprendre le volant de la compacte japonaise avec une motorisation essence performante, en l'occurrence, le quatre cylindres 2,0 litres 165 chevaux. Celui-ci est disponible en une finition unique baptisée "Impulsion", une édition limitée à seulement 100 exemplaires en France et disponible depuis janvier dernier.

 

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6

Nouvelle finition, nouvelles ambitions

Si le restylage de la Mazda3 fut plus que léger – celui-ci s'articule essentiellement autour de la calandre, des entourages d'antibrouillards, ou encore du bouclier arrière – elle se dote en revanche d'une nouvelle finition nommée "Impulsion", limitée à une centaine d'exemplaires en France, et sous une unique motorisation. Elle se base sur une finition "Élégance" et gagne en plus l'éclairage à LED, une caméra de recul, un volant chauffant, un affichage tête-haute avec reconnaissance des panneaux, des jantes 18 pouces ainsi qu'un système d'ouverture/fermeture intelligente des portes.

Esthétiquement, elle fait un peu plus sportive – toutes proportions gardées –, elle se pare de jupes avant et arrière Jet Black/Silver, de jupes latérales Jet Black et d'un petit aileron à l'arrière. Mazda signale également l'apparition de "tapis de sol luxe", et nous vous avouons ne pas vraiment avoir trouvé la différence entre des tapis de sol standards. À noter que la voiture est uniquement disponible, sous cette finition, avec la teinte "Machine Gray", une peinture inaugurée d'ailleurs récemment sur la nouvelle Mazda MX-5 RF.

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
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Ergonomie au top, habitabilité limitée

Comme énoncé dans notre dernier essai, nous sommes absolument fans de l'ergonomie à bord des Mazda en général. Chaque bouton est bien positionné, les commandes sont simples, faciles d'accès, avec qui plus est un espace aux coudes plutôt généreux. La qualité des matériaux est plutôt moyenne et se situe en deçà des références de la catégorie, mais qu'importe à vrai dire, cet habitacle plutôt ludique avec cet écran tactile de sept pouces nous fait nous sentir bien dès les premiers tours de roues.

Petit point noir en revanche concernant l'habitabilité, si le conducteur et les passagers à l'arrière seront bien logés (hormis celui du milieu, un peu à l'étroit), le volume du coffre est quant à lui vraiment limité. Celui-ci dispose d'une contenance de 364 litres, c'est 20 litres de moins qu'une Renault Mégane ou qu'une Volkswagen Golf qui n'excellent déjà pas dans la catégorie, soit dit en passant. Et alors que dire face à une Peugeot 308 qui atteint les 420 litres de contenance.

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
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En revanche, et comme d'habitude chez les constructeurs nippons, pas besoin de passer des heures à configurer sa voiture sur internet pour sélectionner les options indispensables. Sur la Mazda3, pratiquement tout est fourni de série, selon les finitions bien entendu. Comprenez par là le fait qu'une fois le plus haut niveau (la finition "Sélection"), tout est disponible de série, sauf les quelques éléments esthétiques noirs cités dans la partie ci-dessus. À noter que le freinage automatique d'urgence avec la détection des piétons et le système de surveillance des angles morts sont disponibles de série sur l'ensemble des finitions.

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
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Sur la route, elle domine !

Si notre premier essai nous avait impressionné, notamment grâce à un châssis réglé aux petits oignons, le bloc diesel de 105 chevaux associé à la boîte automatique a quelque peu terni le tableau. De ce fait, changement de cap, place à une motorisation essence de 165 chevaux et 210 Nm de couple associé à une boîte manuelle à six rapports. 210 Nm de couple, seulement ? Oui, il n'y a pas d'erreur, il s'agit bel et bien d'un moteur "maison", avec une philosophie encore un peu à l'ancienne, dénué de suralimentation et encore pourvu de tous ses cylindres. Pur atmosphérique, ce moteur s'utilise plutôt assez haut dans les tours, du moins plus haut que les nouveaux standards, et la puissance est à aller chercher au-delà de 4000 tr/min si l'on souhaite qu'il se passe quelque chose.

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
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Les 165 chevaux sont d'ailleurs disponibles très tard, à 6000 tr/min, il ne faudra donc pas hésiter à jouer du levier de vitesses, plutôt bien guidé soit dit en passant, afin de relancer la voiture lors de manœuvres de dépassement. En dehors de ça, le moteur fait preuve d'une souplesse et d'une allonge excellentes, et à défaut d'être vif à bas régime, celui-ci permet de pousser pratiquement jusqu'au rupteur situé aux alentours de 7000 tr/min, le tout, avec une sonorité pas vraiment désagréable à l'oreille.

Avec seulement 1230 kilos sur la balance et avec un moteur de 2,0 litres à l'avant, nous avons noté un train avant plus incisif, moins flou, et qui s'inscrit mieux en virage par rapport à la version diesel précédemment essayée. Finalement, il ne s'agit que d'une confirmation, le châssis est excellent et rivalise sans problème avec une Peugeot 308 et son fameux "toucher de route" soi-disant inimitable mais tout de même pratiquement égalé avec cette Mazda3. Le train arrière n'est pas en reste, la faute à une suspension multibras qui, en plus d'améliorer la tenue de route, permet d'accroître le confort à bord grâce à la réduction des vibrations.

En termes de conduite, la Mazda3 est aujourd'hui la voiture la plus plaisante à prendre en main dans son segment

La Mazda3 embarque également le système "G-Vectoring Control", une sorte de Torsen qui fait varier et redistribue le couple sur la roue la plus motrice afin de garantir une tenue de route impeccable. Concrètement, nous n'avons pas réellement ressenti son besoin, sauf en cas de conduite – très – dynamique. Ce système s'adapte plutôt bien aux voitures de sport, preuve en est puisque chez Peugeot, il est intégré aux 208 et 308 GTi. Peut-être de quoi rêver et croire au retour d'une version MPS chez Mazda ? Pas pour le moment en tout cas, ce n'est pas la priorité du constructeur nous assure-t-on. Dommage car avec un tel châssis, un moteur atmosphérique bien fourni en équidés (c'est-à-dire au-delà de 270 chevaux), et une boîte de vitesses manuelle bien guidée et aux débattements plus courts, elle mettrait à terre pratiquement toute la concurrence. Peut-être pas sur les chronos certes, mais en termes d'expérience et de sensations de conduite, elle serait très certainement fabuleuse.

Essai Mazda3 2,0 litres 165 ch BVM6
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Conclusion

Disponible moyennant 26'400 euros, notre modèle d'essai s'inscrit au cœur de la gamme Mazda3 avec quelques équipements supplémentaires représentant un avantage client de 2400 euros. Une affaire plutôt séduisante en somme, d'autant plus que la Mazda3 n'est pas la moins onéreuse de sa catégorie. Dans l'air du temps et bénéficiant de tous les équipements standards aujourd'hui dans une voiture de cette gamme, la japonaise est une voiture sur laquelle il faut impérativement se pencher si l'on est à la recherche d'une compacte.

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Outre le fait qu'elle fera aussi bien qu'une Renault Mégane, qu'une Volkswagen Golf ou qu'une Peugeot 308, elle saura se distinguer par un comportement routier supérieur à toutes celles citées précédemment. Sous le capot, deux moteurs essence sont disponibles, celui de 165 chevaux que nous venons d'essayer, mais aussi un plus petit bloc, plus efficient, de 120 chevaux. Côté consommations, nous avons relevé des données aux alentours de 8,0 l/100 km, avec une conduite dynamique, précisons-le. Nous pouvons donc tabler sur une consommation mixte légèrement en dessous de 7,0 l/100 km en usage conventionnel. C'est inférieur aux consommations réelles d'un bloc 1,2 litre PureTech turbo trois cylindres de 130 chevaux chez PSA par exemple. La "magie" du downsizing, qu'ils disaient...

Photos : Yann Lethuillier / Motor1.com

 

 

Points positifs Points négatifs
Châssis impeccable Habitabilité trop faible
Moteur essence de 165 chevaux parfait Quelques plastiques disgracieux
Ergonomie à bord Visibilité à bord réduite
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