L'étau se resserre autour de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui ne semble toujours pas vouloir céder à la pression des élus et des associations.

Il n'y a rien à faire, la piétonnisation des voies sur berges ne passe décidément pas auprès de certains élus, des associations, et surtout auprès des usagers de la route. Ces derniers reçoivent d'ailleurs le soutien de l'association 40 millions d'automobilistes, qui, par l'intermédiaire d'un communiqué paru aujourd'hui, précise que l'organisation appelle à la régionalisation des voies sur berges de la rive droite de Paris. Ce ne sont pas moins de 168 maires franciliens qui se sont rangés derrière un courrier fustigeant tout bonnement cette décision jugée absurde.

"Comment peut-on décemment et sérieusement parler d’une évaporation du trafic automobile, alors que les constats d’huissiers attestent du contraire ?", dénonce Pierre Chasseray, délégué général de l’association. "La presse elle-même est unanime : le quotidien "Le Parisien/Aujourd’hui en France" a effectué des comptages qui relèvent les mêmes ralentissements que les constats d’huissiers ; Sud Radio nous a déjà apporté son soutien", ajoute Daniel Quéro, président de 40 millions d’automobilistes.

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La Mairie de Paris croule donc sous les déclarations et les enquêtes visant à accabler une décision qui, selon les premiers constats, engrange une augmentation du trafic de 51% sur les quais hauts et qui induit fort logiquement une hausse du temps de parcours de l'ordre de 74% entre les Tuileries et le boulevard Bourbon, et une augmentation de 66% sur le boulevard Saint-Germain aux heures de pointe du soir, par rapport à septembre 2015.

Ces premiers chiffres ne semblent pas inquiéter les élus à la Marie de Paris. Cette dernière campe sur ses positions en avançant des arguments liés à la pollution atmosphérique. Malgré les nombreuses invectives lancées par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, qui, a décidé de lancer une étude de fond, sur les premiers effets de la fermeture des voies sur berge. La maire de Paris semble bien décidée à aller au bout de ses convictions comme en témoigne ce tweet paru aujourd'hui.

 

Les premiers résultats de l'étude sont tombés rapidement, les organismes chargés de l'enquête affirment d'ores et déjà que : "Les effets de la fermeture des voies sur berge se font ressentir au-delà du périphérique et les conséquences sont absolument dramatiques sur la congestion de la capitale."

"La neutralité et l’esprit d’ouverture de Valérie Pécresse nous confortent dans notre souhait de voir les voies sur berge être "régionalisées". Nous allons dès aujourd’hui en appeler au président de la République ainsi qu’au Premier ministre. Le ridicule a ses limites, nous les avons largement dépassées", poursuit Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

La bataille pour la réouverture ou la piétonnisation des voies sur berges fait donc rage, mais encore pour combien de temps ? Dans un Paris aux multiples travaux en cours, au stationnement de plus en plus compliqué, aux retards ou annulations incessantes des transports. Ô joie que de circuler à Paris en ces temps...

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