La Commission européenne a émis des recommandations pour détecter les logiciels truqueurs.

Ce jeudi, la Commission européenne a publié ses recommandations aux différentes autorités nationales de certification afin de parvenir à détecter des dispositifs similaires à ceux qui ont permis au groupe Volkswagen de tricher sur les contrôles antipollution de certaines de ses motorisations fonctionnant au diesel.

Dans ses recommandations, la Commission souligne que les modifications apportées en 2016 à la législation de l’Union imposent désormais aux constructeurs de déclarer l’absence de dispositifs d’invalidation, et de spécifier leurs "stratégies", c’est à dire tout logiciel ou dispositif utilisé pour modifier le contrôle des émissions dans certaines conditions. "Quand un dispositif d’invalidation est trouvé, les constructeurs tendent à en appeler aux exceptions liées à la protection du moteur ou au démarrage du moteur pour justifier des stratégies de contrôle des émissions", observe la Commission dans sa notice explicative.

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A ce titre, un ensemble de vérifications devraient être effectuées par des les autorités de contrôle, portant par exemple sur le fait que, si elle se justifie, l’augmentation des émissions au-delà des seuils légaux doit se maintenir à "un niveau le plus faible possible". "La preuve de dégâts catastrophiques au moteur devra être fournie par le constructeur" souligne encore la Commission. Enfin, elle propose un "protocole de tests" visant à détecter l’utilisation d’un dispositif d’invalidation. Dans le dossier Volkswagen, le constructeur allemand avait avoué avoir eu recours à des logiciels truqueurs après la détection d’émissions anormales, mais le fameux logiciel en lui-même n’a jamais été découvert. La Commission prescrit dans sa notice plusieurs catégories de tests, en laboratoire ou sur route, pour voir comment réagit le moteur à des modifications qui ne sont pas censées l’affecter.