La Belgique va rendre les plaques personnalisées plus abordables.

Comme au Royaume-Uni, où elles sont appelées cherished plates ou vanity plates, la Belgique autorise la personnalisation des plaques d’immatriculation. Un cas encore rare en Europe. Pourtant, c’est un bon moyen de faire rentrer de l’argent dans les caisses des autorités publiques.

Le Royaume-Uni va même jusqu’à organiser des ventes aux enchères, certaines combinaisons de lettres et de chiffres atteignant des sommets insoupçonnés. C’est ainsi qu’en 2014, la plaque "25 O" a été vendue non moins de 518.000 £ !

Plus raisonnable, la Belgique facturait jusqu’ici 2.000 € ce service, peu importe la combinaison retenue. Mais pour le libéral François Bellot, Ministre de la Mobilité, c’est trop cher et ça ne fait pas rentrer suffisamment d’argent dans les caisses de l’État. Du coup, il a décidé de revenir au tarif de 1.000 €, comme c’était le cas dans le passé. C’est en décembre 2015 que le tarif avait été doublé, passant de 1.000 à 2.000 €. Depuis, les ventes de plaques personnalisées se sont littéralement effondrées.

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En effet, alors que les services belges de l’immatriculation automobile étaient habitués à gérer jusqu’à 700 dossiers de demande par mois (soit jusqu’à 70.000 € de recettes mensuelles), la demande est tombée à 150 demandes en moyenne par mois (soit une recette de 30.000 €). Le calcul est vite fait...

Dans un communiqué de presse, le Ministre Bellot avoue en toute honnêteté que "le prix est sans aucun doute une raison de cette baisse et j’ai donc proposé de revenir au prix initial". En principe, le nouveau tarif devrait être d’application dès le mois d’août prochain, pour le plus grand plaisir des automobilistes en quête d’originalité.