Si le diesel n'est plus en odeur de sainteté, l'essence est encore promis à un avenir... pour le moment.

Depuis les récents scandales liés au diesel qui secouent l'Europe et plus globalement le monde, les moteurs essence ont encore un bel avenir avant l'avènement du tout électrique. Le Groupe PSA semble bien avoir saisi cette opportunité, comme à l'époque du diesel cela dit, et, selon nos confrères des Echos, le groupe français va considérablement augmenter la cadence de production de son moteur quatre cylindres 1,6 litre essence. Une bonne nouvelle pour les salariés de l'usine en question qui compte aujourd'hui 1700 employés et pas moins de 400 intérimaires.

Lire aussi :

Effectivement, celui-ci est produit à environ 200'000 unités chaque année au sein du site de la Française de Mécanique situé à Douvrin, dans le nord de la France. Pour satisfaire à la demande, l'usine va prochainement assembler non plus 200'000, mais 350'000 moteurs essence. Les travaux doivent débuter l'année prochaine et seront terminés normalement d'ici l'année suivante. Cette augmentation de la production est le résultat de deux faits marquants : la hausse des ventes d'essence, notamment sur les voitures un peu plus haut de gamme comme le Peugeot 3008, mais aussi pour réduire les coûts dus aux importations de moteurs essence en provenance des usines chinoise. Une pratique que la direction du groupe juge aujourd'hui trop onéreuse.

Cette année, le volume de production des moteurs se situe aux alentours de 800'000 à 900'000 moteurs, soit deux fois plus qu'en 2016. La Française de Mécanique pourra prochainement sortir de ses usines 400'000 moteurs trois cylindres essence 1,2 litre turbo, 350'000 quatre cylindres essence 1,6 litre turbo et 350'000 blocs quatre cylindres diesel 1,5 litre BlueHDI. Cela nous donne donc pour les années futures un potentiel d'environ 1,1 million de moteurs par an, tout en sachant que Renault va arrêter la production de son dernier moteur à la Française de Mécanique d'ici la fin de l'année 2019.

Source : Les Echos