Avec l'objectif de multiplier les "zones à faibles émissions".

Alors qu'il prépare sa loi d'orientation des mobilités, au sein de laquelle on trouve notamment le nouveau barème de bonus/malus annoncé récemment, le gouvernement a expliqué que l'une des priorités serait de mettre en place des "zones à faibles émissions" dans les 15 villes les plus polluées de France. Une discussion très actuelle, puisqu'une vague de pollution à l'ozone sévit en France actuellement, ce qui pousse à l'idée d'utiliser davantage la vignette Crit'Air.

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Celle-ci est déjà entrée en vigueur à Paris ces derniers jours, et son utilisation pourrait être étendue à d'autres villes jugées comme les plus polluées selon les seuils européens fixés. On trouve notamment des villes comme Fort-de-France, Coulommiers, Marseille, Villeurbanne et Nice, tandis que le classement est logiquement dominé par la capitale du pays.

L'objectif de la mise en place de cette vignette est de réduire de 15% les concentrations de particules fines. C'est le 8 octobre que devrait être signé un partenariat entre les territoires auxquelles ces villes appartiennent et l'Etat, et les agglomérations et villes concernées devraient s'engager à adopter ces zones à faibles émissions, et donc la vignette Crit'Air.

Elle ne sera pas le seul dispositif adopté puisqu'il y aura également la mise en place d'aides aux transports alternatifs, qu'il s'agisse de transports en commun, de covoiturage, ou encore de bus électriques. De son côté, l'État soutiendra financièrement ces projets et instaurera un "système de tarification de congestion", qui devrait donc taxer les véhicules les plus polluants. La vignette Crit'Air devrait, à plus long terme, être adoptée dans toutes les agglomérations de plus de 100'000 habitants.