Les cent Autolib ont trouvé acquéreur en un temps record.

Le 1er aout dernier, le service parisien d'autopartage de voitures électrique fut fermé après sept ans de bons et loyaux services. En effet, à la suite d'un désaccord entre la Mairie de Paris et le groupe Bolloré, les Autolib ont déserté la capitale depuis quelques semaines maintenant. Mais que faire des voitures ? Certainement pas les mettre à la casse puisqu'elles sont, pour la plupart, encore tout à fait utilisables. De ce fait, certains se sont portés acquéreurs, comme le garage Caravec qui en a acquis 3500. Ces modèles vont être remis en état, les logos Autolib retirés, et seront par la suite mis en vente.

Une mise en vente a d'ailleurs eu lieu dimanche dernier, sur le parking d'un supermarché à Romorantin, dans le Loir-et-Cher. 200 personnes étaient présentes pour assister à la vente et s'offrir, pourquoi pas, une voiture à moindre coût qui ne consomme pas une goûte d'essence. Cinquante voitures ont été vendues avant la fin de la matinée et cinquante autres ont été ajoutées par la suite, puis également vendues. Le prix : 3700 euros pour une auto qui affichait, en moyenne, 100'000 kilomètres.

Une belle opération, puisqu'à ce prix, le chargeur et la batterie sont inclus. Le carte grise est gratuite, les acquéreur peuvent bénéficier de la prime d'État de 2000 euros sous certaines conditions et l'assurance est réduite à 1 cheval fiscal. Face à ce succès, de nouvelles ventes seront organisées dans les mois à venir. Malheureusement, les voitures seront un peu plus chères puisqu'il faudra débourser entre 4500 et 4700 euros.