Pour abus de confiance et minoration de ses revenus.

L'affaire Carlos Ghosn n'en finit pas de se compliquer pour l'ancien PDG de Nissan. Alors que son audition a été interrompue à cause d'un état fiévreux, Ghosn a fait l'objet de deux nouvelles inculpations, a révélé le tribunal de Tokyo. Ses avocats ont immédiatement demandé une libération sous caution, alors qu'il semble très affaibli physiquement et qu'il est en détention depuis plus d'un mois

Le parquet le poursuit pour abus de confiance et pour minoration de ses revenus dans les rapports financiers de Nissan depuis 2015, et jusqu'à son arrestation en novembre. De quoi aggraver son cas alors qu'il est mis en examen pour avoir sous-évalué ses revenus sur les cinq années précédentes. Son inculpation initiale a été suivie par celle de Greg Kelly, ancien administrateur de Nissan, et de la marque en tant que personne morale, et les deux parties sont de nouveau citées dans ces nouvelles inculpations.

L'abus de confiance est caractérisé, selon le parquet de Tokyo, par la tentative de faire couvrir des pertes sur ses investissements personnels au moment de la crise financière de 2008, pour une somme totale de 15 million d'euros. Ghosn se défend toujours d'avoir agi illégalement et clame encore et toujours son innocence, expliquant "avoir agi avec honneur, légalement, et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants".