Il s'est dit "faussement accusé et détenu de manière injuste".

Les médias du monde entier avaient fait le déplacement à Tokyo pour la toute première audience de Carlos Ghosn. Le PDG de Renault s'exprimait en effet pour la première fois dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 janvier 2019 depuis son arrestation à la sortie de son avion début novembre. Un tirage au sort était organisé et seules 14 personnes pouvaient assister à l'audience.

Et c'est apparemment un Carlos Ghosn amaigri d'une dizaine de kilos, menotté, en sandales et sans cravate qui s'est présenté devant le juge afin de démonter, point par point, tout ce qui lui est reproché. Lisant en anglais son texte, il a expliqué avoir "agi avec honneur, légalement et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants de la compagnie". Le dirigeant de 64 ans a également expliqué ne pas avoir fait couvrir de pertes personnelles à Nissan et a précisé, concernant les versements d'une filiale de Nissan faits à un homme d'affaire saoudien, que ce dernier avait rendu des services au groupe dans la région du Golfe. 

De son côté, le juge s'est défendu de conserver Carlos Ghosn en détention en expliquant qu'il y a des risques de "fuites à l'étranger" et d'altération des preuves.

Que faut-il attendre désormais ? A priori, cette audience ne changera pas grand chose à la défense de Carlso Ghosn, dont la fin de la troisième garde à vue est prévue pour vendredi. Pour autant, l'homme d'affaire peut rester en prison jusqu'à la tenue de son procès. Affaire à suivre.

La chronologie de l'affaire Carlos Ghosn : 

Source: AFP