Une Renault Supercinq cabriolet proposée aux enchères
Voici un modèle que vous ne risquez pas de croiser à tous les coins de rue.
Aujourd'hui, croiser une Renault Supercinq dans la rue donnerait lieu à une petite séquence nostalgie à beaucoup d'entre nous. Celle qui fût l'une des voitures au Losange les plus vendues a longtemps transporté les familles ou encore permis aux jeunes conducteurs de se faire la main après l'obtention du précieux sésame caractérisé par un petit papier rose. Voiture populaire oblige, elle a forcément eu le droit à son lot de séries spéciales en tout genre. Parmi l'une des plus extravagantes, on peut par exemple citer la Supercinq cabriolet. Ce n'est pas son véritable nom d'ailleurs. En effet, nous devrions plutôt la nommer EBS Supercabrio, en rapport avec le carrossier belge éponyme a qui l'on doit cette drôle de voiture.
EBS était spécialisé au cours des années 80 dans le décapsulage de petits coupés et de petites berlines en tout genre. Sa façon de travailler semblait somme toute assez artisanale, mais avec cette Supercabrio, l'entreprise comptait passer au stade de l'industrialisation. C'était d'ailleurs plutôt bien parti puisque la voiture avait séduit le patron de Renault à l'époque, Georges Besse. EBS réussit son pari et signe avec la firme française un contrat de fabrication de 25 Supercabrio par jour. Malheureusement, à la suite de la mort tragique de Georges Besse, le contrat entre Renault et EBS prend du plomb dans l'aile, notamment à cause du nouveau directeur de la firme au Losange : Raymond Lévy. Le contrat est donc rompu. EBS se retrouve donc dans une situation plus que délicate avec notamment de nombreux investissements pour répondre à la demande de Renault. Dans son malheur, EBS retrouve un peu de réconfort du côté des distributeurs et des concessionnaires, tous globalement intéressés par cette petite voiture sympa. Finalement, la production débutera en 1987 avant de se terminer quatre ans plus tard. Quelques exemplaires seront toutefois produits à la demande jusqu'en 1996.
Combien de Supercabrio ont donc vu le jour ? Officiellement 886 de 1987 à 1996, avec d'ailleurs quelques exemplaires en conduite à droite. Il y avait deux versions proposées : une reposant sur un modèle classique et une autre en GT Turbo (environ 130 exemplaires seront produits sous cette déclinaison). Il fallait mettre le prix à l'époque pour s'offrir une Supercabrio. En effet, EBS réclamait entre 30'000 et 40'000 francs pour la transformation, en plus du coût initial de la voiture. Le modèle présenté aujourd'hui et vendu par la maison RM Sotheby's à Essen totalise seulement 362 kilomètres. L'auto provient d'Italie et fût livrée sous la série spéciale Prima, à savoir l'équivalent de la version Saga en France. On retrouve donc, par exemple, des vitres électriques et une sellerie en velours. Son estimation est comprise entre 10'000 et 15'000 euros.
Découvrez notre essai de la Renault Mégane R.S.
Galerie: Renault 5 cabriolet
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