Le feuilleton continue au Japon...

Les démêlés de Carlos Ghosn avec la justice n'en finissent plus de s'aggraver, puisque l'ancien PDG de l'alliance Renault-Nissan a été inculpé une nouvelle fois par la justice japonaise ce lundi 22 avril 2019, après l'apparition de nouvelles accusations de détournement de fonds du groupe Nissan. Ce sont deux organes médiatiques japonais, la chaîne NHK et l'agence de presse Jiji, qui l'ont confirmé.

Déjà sous le coup de trois mises en examen pour dissimulation de ses revenus et abus de confiance, celui qui est aux prises avec la justice japonaise depuis la fin de l'année dernière se voit inculpé pour détournement de fonds, après la découverte de versements d'une somme totale de 5 millions d'euros depuis les comptes de Nissan vers un distributeur situé au sultanat d'Oman. Les soupçons quant à ce virement avaient déjà fait surface au début du mois et ils sont désormais transformés en inculpation. 

Ce qui est reproché à Ghosn, c'est que cet argent aurait servi au financement d'une société détenue par son fils Anthony aux États-Unis, Shogun Investments LLC, ainsi que pour financer un yacht de 12 millions d'euros. Un détournement d'argent en bonne et due forme qui le place aujourd'hui une nouvelle fois dans le viseur de la justice nippone, alors que la somme colossale aurait été virée entre la fin d'année 2015 et le milieu d'année 2018.

Nissan attendait la confirmation de cette nouvelle accusation et semble vouloir passer à l'action contre son ancien dirigeant, que la marque a chargé dans un communiqué de presse, réclamant "des sanctions d'une sévérité appropriée" contre Ghosn, face à "une faute totalement inacceptable". L'épouse de Carlos Ghosn est également entendue dans cette affaire en qualité de dirigeante de la compagnie Beauty Yachts, enregistrée dans les îles vierges britanniques, qui a effectué la transaction concernant le bateau acheté par son mari avec les deniers de Nissan.

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