"Notre objectif c’est aussi le bouche-à-oreille, que les gens en parlent entre eux et sachent qu’ils peuvent être surveillés partout, pour qu’il n’y ait plus ces comportements qui peuvent leur coûter la vie" déclare le commandant Ruiz.

Le Parisien rapporte que dans l'Essonne (91), les CRS ont traqué les motards à l'aide d'un drone ! Cette opération est avant tout destinée à prévenir, car sur cet axe A126 reliant l'A6 et l'A10 près de Wissous, sept motards ont perdu la vie en moins de dix ans. Ce drone a permis aux CRS de surveiller une portion de route difficilement accessible pour les forces de l'ordre. En effet, il n'y a que deux voies, et en l'absence de bas-côtés, il est difficile de déployer une équipe afin de procéder à des contrôles. 

Les CRS ont trouvé la solution en employant un drone. Grâce à l'engin aérien, les CRS se sont placés tout au bout de la route, mais ont quand même réussi à surveiller cette portion accidentogène de 2 km grâce à leur drone. L'objectif était de sermonner et de verbaliser les comportements dangereux des motards, qui remontent une file de voitures sans prendre en compte de la présence d'une ligne blanche.

 

Grâce au drone, la pêche fut bonne car en à peine deux heures, 64 infractions ont été relevées dont 34 franchissements de ligne blanche. Il faut dire qu'en plus de voir à distance (1 km de portée), le drone a permis de déjouer les applications mobiles comme Waze et Coyotte. En effet, si les automobilistes ont signalé la présence d'une zone de verbalisation (là où sont se sont placés les CRS), ils n'ont pas vu le drone dans les airs et n'ont donc pas pu signaler la zone de contrôle située 1 km avant.

Si cette opération concernait uniquement le comportement dangereux des motards, la Fédération française des motards 91 espère que ce dispositif traquera aussi les automobilistes. En effet, les membres de la fédération aimeraient "aussi qu’ils soient utilisés contre les automobilistes qui utilisent leur téléphone portable au volant ou qui n’utilisent pas leurs clignotants en changeant de file." rapporte Le Parisien

 

Source : Le Parisien, Préfet de l'Essonne