La réforme a un effet positif sur le nombre de fraudeurs et les recettes.

L'an dernier, au 1er janvier, entrait en vigueur la réforme sur le stationnement payant. On se souvient qu'elle avait fait polémique, car elle laissait libre choix aux collectivités locales de fixer le montant des PV. Les élus locaux ont aussi la possibilité de fixer le périmètre de la zone payante, ainsi que la durée du stationnement. Alors que le tarif de l'amende en cas de fraude était de 17 euros, depuis la réforme et l'introduction du FPS - le forfait post-stationnement - ce montant a fortement augmenté et varie d'une ville à une autre. À Lyon par exemple, le FPS est fixé à 60 euros. D'autres villes se sont abstenues de trop gonfler les tarifs, à l'image de Bordeaux qui a fixé le FPS à 35 euros.

Cette réforme visait à réduire le nombre de fraudeurs. Avant son entrée en vigueur, on estimait que plus de 70 % des automobilistes boudaient le parcmètre. C'est désormais moins le cas, selon une étude de Cerama et du Groupement des Autorités Responsables de Transport, le GART, 10,9 FPS ont été émis par place en 2018 contre 12,5 PV en 2015. De plus, les trois quart des villes françaises émettent moins de 10 FPS par place et par an, alors qu'en 2015, seulement la moitié des villes étaient dans ce cas. Cela montre que le nombre de fraudeurs a diminué, grâce à la réforme du stationnement payant. Plus de 50 % des villes proposent désormais 30 minutes de stationnement gratuit (un tiers en 2015), et 63 % des villes proposent de payer son stationnement via une application mobile et 94 % proposent de payer par carte bleue.

En plus d'étoffer les possibilités de paiement de son stationnement, avec la réforme, la surveillance par les agents a été intensifiée, même si 80 % des villes ont choisi de ne pas externaliser ce service. Enfin, les recettes sont en hausses puisqu'une place payante rapporte 3,63 euros par jour pour les villes où les agents sont en charge de moins de 250 places. Les recettes grimpent à 4 euros par place et par jour dans les villes où les agents sont en charge de surveiller moins de 200 places.

Pour réaliser cette étude, Le GART et le Cerema ont mené une étude en janvier et février 2019 sur 226 collectivités. Vous retrouverez cette étude en cliquant sur ce lien.