"Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu’à tous les droits qui me sont acquis".

Depuis qu'il a fui du Japon pour rejoindre le Liban, Carlos Ghosn peut maintenant défendre ses droits. Il a été arrêté en 2018 pour des malversations financières présumées. Par la suite, en janvier 2019, il 'démissionne' selon les propos du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de Renault. Le conseil d'administration du losange a tout de suite réduit la rémunération de Carlos Ghosn au minimum au titre de l'année 2018 avant d'annuler ses actions de performance

Une farce

Interviewé par Le Figaro, Carlos Ghosn a déclaré que sa démission de Renault était une "farce". C'est pour cette raison que l'homme de 65 ans va poursuivre Renault devant le conseil des prud'homme.

"Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu’à tous les droits qui me sont acquis. J’ai d’abord voulu que cela se règle de façon amiable. Chacun connaît les conditions dans lesquelles j’ai dû quitter Renault : j’étais emprisonné ! Mais, que je sache, il existe un droit en France, il existe une justice. La façon dont tout cela s’est déroulé à ce moment-là sera connue.", a-t-il déclaré au Figaro.

Renault annulé les droits à la retraite de Carlos Ghosn dont le montant est estimé à 770'000 euros par an. Carlos Ghosn dit que le constructeur français n'a pas le droit de procéder de la sorte, ni de sucrer ses actions de performance dès 2015.  

Une arrestation montée de toutes pièces

Après son évasion au Liban, Carlos Ghosn a tenu une conférence de presse afin de clarifier la situation. Plusieurs déclarations ont été faites, selon lui, il est victime d'un complot monté par Nissan. Il estime que Nissan a tout fait pour provoquer sa chute suite aux mauvaises performances de la marque en 2017. De plus, le constructeur voudrait supprimer toute influence de Renault sur Nissan, et que le seul moyen d'y arriver, est de faire tomber Carlos Ghosn. Aujourd'hui, l'ex-président de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi fait un état des lieux déplorable de la situation de Renault et de Nissan. 

"Depuis mon départ, la capitalisation de Nissan a perdu plus de 40 millions de dollars par jour, et celle de Renault plus de 20 millions d'euros par jour." (...) "Je pense que l'Alliance peut réussir sans moi. Elle doit suivre certaines règles. Mais si on regarde ce qu'il s'est passé depuis 13 mois, je ne suis pas optimiste."