Les routes pratiquement désertes à certains endroits semblent donner des envies à certains conducteurs.

"Routes peu fréquentées ne signifient pas excès de vitesse autorisés !!!". C'est comme cela que la publication du compte Facebook de la Gendarmerie de la Vendée débute. Et c'est un peu le même son de cloche partout en France ces derniers temps, depuis le début du confinement. Avec la restriction concernant les déplacements, les routes françaises sont à l'image du périphérique parisien tous les matins depuis environ 15 jours.

Pourtant, cela ne veut pas forcément dire qu'il n'y a plus du tout d'usagers. Preuve en est, plusieurs gendarmeries s'insurgent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux contre la multiplication des gros excès de vitesse.

 

Sur la seule journée du 27 mars, les gendarmes de l'Essonne ont procédé à quinze rétentions de permis, pour des vitesses excédant les limitations de 40 à 50 km/h. Il y a quelques jours également, du côté de Bordeaux, sur la rocade limitée à 90 km/h, un automobiliste a été contrôlé à plus de 250 km/h. Autre exemple, en Vendée, les Gendarmes ont contrôlé un homme à 149 km/h au lieu de 80. Dans l'Essonne, un motard a été flashé à 251 km/h au lieu de 90. En Vendée encore, du côté de Pissotte, une BMW Série 3 a été contrôlé à la vitesse de 127 km/h au lieu des 80 prescrits, et avec un taux d’alcoolémie délictuelle. Pour couronner le tout, dans l'Ain, la patrouille de l'équipe d'intervention rapide du peloton motorisé de Bourg-en-Bresse a flashé un Renault Kadjar à 165 km/h au lieu de 70.

Des exemples, il pourrait y en avoir beaucoup d'autres, l'horizon dégagé des routes donnant à certains automobilistes et motards quelques montées d'adrénaline. Avec le contrôle des attestations de sortie dérogatoire, si certains pensaient que les forces de l'ordre avaient mieux à faire que des contrôles de vitesses, visiblement, certaines casernes et certains commissariats en sont revenus à leur premier amour : le contrôle de vitesse.