Ils traversent une crise sans précédent.

La crise sanitaire que nous traversons actuellement peut porter un coup fatal aux loueurs de voitures. Ils sont ni plus ni moins au bord du gouffre car quasiment plus aucune location de voiture n'est réalisée alors que les charges fixes continuent de tomber. 

Le parc automobile des loueurs de voitures est dans la majorité des cas constitué de voitures louées en leasing aux constructeurs automobiles. Chaque mois, ils doivent payer des mensualités à ces constructeurs afin de pouvoir exploiter les véhicules qu'ils relouent aux particuliers. Or, l'activité s'est brusquement arrêtée, les aéroports ont fermé et les gares sont désertes. On estime que le secteur connaît une baisse de 95 % dans l'Hexagone

Les loueurs n'ont pas d'autres solutions que de faire appel aux aides publiques. Europcar a obtenu un prêt de 36 millions d'euros garanti par l'Etat espagnol. Le loueur français vient de débloquer 307 millions d'euros dont 220 millions obtenus grâce aux banques. Il devrait s'en sortir, non sans séquelles. 

La situation n'est pas mieux chez les autres loueurs. Hertz a annoncé la suppression de 10 000 emplois en Amérique du Nord, ce qui représente le quart de son effectif total. Le loueur américain est au bord de la faillite, certains analystes estiment qu'il est à deux doigts de mettre la clé sous la porte...

Ces acteurs majeurs de la location de courte durée doivent impérativement réduire leurs charges afin de retrouver un peu d'oxygène en espérant que l'activité reparte de plus bel après le déconfinement prévu le 11 mai prochain.

En plus de licencier des milliers de salariés, ils sont aussi contraints de rendre les voitures aux constructeurs automobiles plus tôt que prévu. Beaucoup de ces voitures se retrouveront rapidement sur le marché de l'occasion ; cela devrait entraîner une baisse générale des prix du marché.