Celle-ci devrait être, dans un premier temps, proposée en Inde, en Afrique et en Amérique Latine.

Avec l'arrivée de Carlos Tavares en 2014 à la tête du groupe PSA, les ambitions étaient claires à long terme : devenir un grand groupe automobile sur la scène internationale. Le groupe travaille donc sur son internationalisation pour s'émanciper peu à peu de sa dépendance au marché européen, un marché compliqué et très changeant ces derniers temps.

Chaque marque aura en quelque sorte son territoire de prédilection. Ainsi, si Peugeot et sa montée en gamme s'attaquera aux États-Unis, Opel ira plutôt du côté de la Russie et Citroën de l'Inde. Justement, Citroën a déjà lancé un modèle en Inde, à savoir le C5 Aircross. Il s'agit avant tout d'une manière pour Citroën de placer ses pions sur un marché en plein essor, avant l'arrivée de trois modèles à savoir une citadine, une berline et un SUV. Ces véhicules prendront pour base une version simplifiée de la plateforme CMP.

Comme l'a souligné Vincent Cobée, le nouveau patron de chez Citroën, ces modèles devront être à la fois simple sous plusieurs aspects, notamment lors de la phase d'industrialisation et de réparation. Il s'agira de modèles dont les prix devraient se situer aux alentours de 10'000 euros. Le coût de revient devrait être largement inférieur aux 10'000 euros escomptés puisque Citroën développera et industrialisera ses modèles sur place avec l'aide de fournisseurs locaux.

L'équivalent de 10'000 euros en Inde, c'est aujourd'hui beaucoup pour celui qui souhaite s'acheter une voiture. Citroën s'attaquera donc à un segment supérieur à la moyenne du marché avec un véhicule crédible qui vaut cet investissement. Ces modèles auront une vocation plus internationale d'une manière générale et ne seront pas cantonnés uniquement au marché indien. La firme aux Chevrons devrait lancer ses modèles en Afrique et en Amérique Latine également.

Concernant une arrivée en Europe, Citroën n'a pas encore tranché, mais si cela devait arriver, ce serait avec un look très certainement différent selon Vincent Cobée, et surtout des standards revus à la hausse comme celui de la présentation intérieure notamment. Tous les modèles ne devraient pas être concernés qui plus est, seule la citadine pourrait arriver en Europe et remplacer à moyen terme la Citroën C3 actuelle.