Une telle décision n'aurait "ni queue ni tête".

Selon Bloomberg, Nissan envisagerait de réduire sa participation au capital de Mitsubishi. Peu après la parution de cette information, le constructeur japonais s'est empressé de la démentir. Non, Nissan ne réduira pas sa participation, lui qui détient 34% de Mitsubishi depuis 2016.

Depuis la crise de coronavirus, les comptes des constructeurs automobiles sont dans le rouge. Nissan redouterait d'être plombé par Mitsubishi, qui malheureusement, peine à remonter la pente avec des pertes supérieures à ce qui était prévu. Nissan semble réussir un peu mieux, puisque le fabricant anticipe désormais une perte de 615 milliards de yens contre 670 milliards de yens auparavant.  

La sortie de Nissan de Mitsubishi pourrait mettre en péril l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi que Carlos Ghosn a bâtie lors de son règne. Nissan n'a visiblement pas l'intention de fragiliser cette alliance, bien au contraire, puisqu'il estime qu'il est "essentiel pour chaque partenaire de l'alliance de se concentrer sur ses compétences-clés et de maximiser l'utilisation des atouts de chacun" pour que les fabricants atteignent leurs objectifs de moyen terme. 

"Il n'y a pas de plans pour changer la structure de capital avec Mitsubishi", a réagi Nissan. Une source proche de Nissan a ajouté qu'une telle décision n'aurait "ni queue ni tête". Nissan a rappelé qu'il n'avait pas de problèmes de liquidités. Fin septembre, Nissan détenait l'équivalent de 20 milliards d'euros (2500 milliards de yens). Enfin, Nissan n'a pas intérêt à liquider ses parts dans Mitsubishi puisque la capitalisation boursière de ce dernier n'est que de 2,4 milliards d'euros, or, Nissan a déboursé en 2016 l'équivalent de 2,1 milliards d'euros pour détenir 34% de Mitsubishi.