Les débits de boisson à emporter et en ligne (cavistes, hypermarchés, épiceries...) seront dans l'obligation de vendre des éthylotests à partir de juillet prochain.

En 2012, la réglementation imposait aux automobilistes de s’équiper d’un éthylotest chimique à bord de leur véhicule. Mais cette mesure, tombée peu à peu dans l'oubli, le gouvernement y a mis fin en mai 2020, notamment à cause de la durée de validité de ces systèmes à usage unique. Mais ce n'est pas la fin pour autant de l'éthylotest, puisque le gouvernement vient d'adopter une nouvelle mesure.

"À partir du 1er juillet 2021, les établissements de boissons alcoolisées à emporter devront obligatoirement proposer à la vente des éthylotests à proximité du rayon présentant le plus grand volume de boissons alcooliques" ou "près du lieu d'encaissement", indique la délégation rattachée au ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Les sites de vente en ligne de boissons alcoolisées devront également s'y conformer.

 

Près de 50'000 exploitants (cavistes, hypermarchés, supermarchés, épiceries, sites de drive...) sont concernés par la mesure, a précisé à l'AFP la Sécurité routière. Sont exemptés, car non-soumis à la licence à emporter, les propriétaires-récoltants proposant à la vente des boissons issues de leur propre récolte et les débits de boisson temporaires (foires, salons et kermesses).

Prévu par la loi d'orientation des mobilités (LOM) promulguée en décembre 2019, l'article a fait l'objet d'un arrêté le 30 mars, publié mercredi au Journal officiel. Jusqu'à présent, seuls les établissements de nuit étaient contraints de proposer à la vente des éthylotests. Dans le détail, les établissements devront proposer à la vente "des éthylotests chimiques obligatoirement et en complément possible des éthylotests électroniques" et "disposer d'un stock minimal de 10 ou 25 éthylotests, fixé en fonction de la taille des rayons alcool".

Un affichage de prévention sur l'importance de l'auto-dépistage et mentionnant la vente et la localisation des éthylotests dans l'établissement devra être installé. Les contrevenants s'exposent à une amende forfaitaire de 675 euros, pouvant être majorée à 1875 euros. Actuellement, la limite autorisée du taux d'alcool dans le sang est de 0,5g/L. Pour les jeunes conducteurs, le taux légal est de 0,2g/L. Pour rappel, l'alcool au volant, deuxième cause de mortalité sur la route après une vitesse excessive, est en cause dans près d'un tiers des accidents mortels.