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Aston Martin travaille sur une configuration de VE à traction de 800 V

Le constructeur automobile a reçu 10,4 millions d'euros de la part du gouvernement britannique pour développer ce système.

Plateforme BEV d'Aston Martin
Photo: Aston Martin

Aston Martin se prépare à un avenir entièrement électrique, la marque automobile de luxe s'étant engagée à faire de ses véhicules des BEV d'ici à 2030. Une grande partie de cette transformation résidera dans la collaboration avec une autre marque de luxe, la société américaine Lucid.

Elle fournira des composants du groupe motopropulseur, notamment une unité de propulsion avec deux moteurs, des modules de batterie et un logiciel permettant de connecter le tout.

Mais ce n'est pas tout ce qu'Aston a en réserve, puisque l'on travaille également sur la mise en place de modèles électrifiés (en d'autres termes, hybrides) d'ici 2026, le premier étant la Valhalla PHEV. De plus, un communiqué de presse plutôt discret a révélé que le constructeur britannique travaillait sur une un véhicule électrique à traction incorporant une batterie 800 volts.

Par l'intermédiaire de l'Advanced Propulsion Centre (APC), Aston Martin a reçu un financement de 9 millions de livres sterling, soit environ 10,4 millions d'euros, de la part du gouvernement britannique pour poursuivre le développement de sa plateforme modulaire de véhicule électrique à batterie sur mesure. Aston s'est déjà engagé à investir 2 milliards de livres (environ 2,3 milliards d'euros) pour passer des moteurs à combustion interne aux moteurs entièrement électriques.

Grâce à ce nouveau financement, le constructeur automobile britannique dirigera un projet collaboratif à six partenaires qui "relèvera les défis techniques liés au développement d'une batterie de traction légère de 800 V et d'une unité d'entraînement électrique double à l'avant (EDU) sur une plateforme BEV modulaire allant de la supercar au SUV", indique le communiqué.

Pour un constructeur de voitures de luxe, la traction est rarement une option, bien qu'Aston Martin ait enfreint cette règle tacite en vendant une Toyota iQ FWD rebadgée dans les années 2010. Investir des millions dans un véhicule électrique à traction très performant n'a donc pas de sens, à moins que cette configuration ne soit utilisée pour un véhicule électrique AWD (la transmission arrière fournie par Lucid travaille avec la transmission avant et peut se déconnecter dans certains scénarios de conduite) ou avec un groupe motopropulseur hybride (les roues arrière sont mises en mouvement par le moteur à combustion interne monté à l'avant).

Le communiqué de presse ne le mentionne pas mais la première hypothèse semble être la plus plausible étant donné qu'Aston Martin a également conclu un accord avec Mercedes-Benz, qui fabrique des véhicules hybrides de grande puissance. L'utilisation d'une solution hybride déjà disponible au lieu d'investir dans une nouvelle approche, d'autant plus qu'Aston abandonnera progressivement les voitures à essence d'ici la fin de la décennie, est la solution la plus logique.

Galerie: Aston Martin Valhalla (2021)