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SAIC poursuit l'UE pour des droits de douane "injustes" sur les modèles électriques

MG Motor évite l'impact des droits de douane, pour l'instant, uniquement en Grande-Bretagne.

MG4 Electric

Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC) a annoncé qu'elle allait poursuivre la Commission européenne en justice. Le géant chinois de l'automobile affirme que la récente enquête antisubventions de l'UE n'est qu'un ramassis d'informations mal traitées, d'erreurs factuelles et, pour couronner le tout, d'un mépris pour les preuves fournies.

Selon SAIC, l'enquête de l'UE a non seulement ciblé injustement ses activités, mais a également révélé des données commerciales confidentielles, ce qui a affaibli le constructeur automobile et l'a rendu furieux.

MG4

La controverse porte sur les véhicules électriques de SAIC, que l'UE a taxé à hauteur de 45,3 %. Cette nouvelle taxe est censée permettre à l'UE de sévir contre ce qu'elle considère comme des stratégies de prix subventionnés par l'État.

Cependant, pour SAIC, cette mesure est susceptible d'augmenter les prix des véhicules électriques pour les consommateurs européens et de rendre plus difficile le passage à des véhicules plus écologiques. « Nos arguments de défense ne figurent pas dans la décision finale », s'est plaint SAIC dans un communiqué, qualifiant la procédure d'enquête de “conversation à sens unique”. Elle s'apprête maintenant à contester les résultats devant la Cour européenne.

MG4 2024

Malgré les « coups de théâtre » de SAIC au tribunal, sa filiale MG est sortie indemne, du moins pour l'instant. La branche britannique de l'entreprise, surtout connue pour ses véhicules électriques abordables tels que la MG4, n'a pas été prise dans le feu croisé des tarifs, du moins pas en Grande-Bretagne.

« Les modèles MG électriques ne sont pas concernés par ces tarifs », a assuré l'entreprise à ses clients britanniques, laissant entendre que MG continuerait à vendre ses véhicules électriques populaires à des prix avantageux au Royaume-Uni. Ainsi, tandis que SAIC joue à l'avocat, MG se prépare au Royaume-Uni à répondre à la demande croissante de véhicules électriques abordables sans subir l'impact des tarifs douaniers.

Entre-temps, les ambitions de SAIC en Inde se heurtent à leurs propres obstacles. JSW MG Motors India, une entreprise commune entre SAIC et le groupe indien JSW, est bloquée par un autre type d'enquête.

Le gouvernement indien examine de près la proposition d'investissement étranger de l'entreprise pour s'assurer qu'elle est conforme à la « Note de presse 3 », une politique qui réglemente les investissements en provenance des pays voisins. L'examen de la proposition, dirigé par le ministre de l'intérieur indien, fait que la coentreprise attend avec impatience le feu vert pour bénéficier des incitations liées à la production (PLI) de l'Inde.