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L’industrie automobile pourrait perdre 20% de ses emplois dans les dix prochaines années

Les perspectives ne sont guère réjouissantes d’après cette étude.

L'usine Renault de Douai (France)

Selon une étude commandée par l’EDEC (Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences), 20% des emplois liés à l’industrie automobile pourraient disparaître d’ici 2035.

Ce sont environ 280'400 postes du secteur qui seraient potentiellement menacé à cette échéance, d’après cette étude. Un chiffre de surcroît atténué par les potentielles créations d’emplois dans le secteur des batteries, estimé à 19'000 d’ici 2035.

Outre "la baisse de la production de véhicules en France et l'automatisation croissante", ces projections prennent également en compte un phénomène des plus naturels, en l’occurrence le vieillissement des employés de l’industrie, dont 18% auront atteint l’âge de la retraite en 2030, un chiffre qui grimpe même à 29% en 2035. Dans le contexte de l’automatisation des outils de production, le remplacement de ces personnes demeure une donnée aléatoire.

Plusieurs facteurs expliquent cette perspective, à commencer par "la pression sur les marges [qui] incite les entreprises à limiter les remplacements et recrutements", mais aussi "la montée en puissance du véhicule électrique". En effet, il est expliqué que le véhicule zéro émission est "moins intensif en main d’œuvre à l'assemblage" et qu’il nécessite "moins de composants comme les pièces métalliques ou en caoutchouc".

Mais l’enquête tempère son constat en précisant que le vieillissement impliquera également le fait que les besoins de recrutement "resteront significatifs" en raison justement des départs à la retraite et des mobilités entre secteurs.

Les équipementiers seraient, toujours d’après cette analyse, les plus touchés sur le moyen terme, avec une baisse estimée de 30% de leurs effectifs d’ici 2035 en raison de la concurrence asiatique, notamment chinoise.