D'après un sondage, l’électrique peine toujours à convaincre les Français
Moins de 10% de nos compatriotes envisagent de faire l’acquisition d’un véhicule zéro émission.
Les véhicules électriques peinent à élargir leur public. C’est ce qui ressort de la dernière étude du cabinet Deloitte dans le cadre de son étude annuelle des habitudes de consommation du marché automobile.
Le résultat de l’étude 2025 indique que seuls 9% des personnes interrogées envisagent l’achat d’un véhicule 100% électrique. Un chiffre qui ne varie pas par rapport à 2024. Dans le même temps, les intentions d’achat pour les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) passent péniblement de 10 à 11%, et de 19 à 21% pour les véhicules hybrides classiques (HEV).
Mais la donnée la plus parlante est la part d’intention d’achat de véhicules essence ou diesel, qui continue de progresser, passant de 41% en 2024 à 44% en 2025.
Concernant les réticences majeures du consommateur français à passer à l’électrique, 53% des personnes sondées mettent en avant le coût d’acquisition. Viennent ensuite des inquiétudes liées au coût de remplacement de la batterie (pour 43% d’entre eux), l’autonomie (42%), et le temps de recharge (40%).
Pour autant, la part de consommateurs prêts à débourser plus de 30'000 euros (dans la limite de 50'000 euros) pour l’achat d’un véhicule électrique augmente de 26% en 2024 à 34% en 2025.
L’autre tendance qui ressort des chiffres de l’étude du cabinet Deloitte est l’absence d’attachement des Français à une marque concernant l’électrique, puisque 55% de ceux déjà propriétaire d’un véhicule zéro émission sont prêts à aller voir ailleurs.
En termes de véhicules électriques toujours, les critères de choix se portent ainsi davantage sur la qualité du véhicule (pour 65%), le prix (60%) ou encore les fonctionnalités du véhicules (50%), trois critères en hausse dans le processus d’achat par rapport à 2024.
A noter toutefois que les consommateurs français sont, en Europe, parmi les plus fidèles à leurs marques nationales, 37% des personnes interrogées prévoient ainsi de privilégier une marque française avant tout. Juste derrière les consommateurs allemands (39%), et loin devant l’Italie (25%), l’Espagne (23%) et le Royaume-Uni (19%). Pour 44% des Français, peu importe la provenance du véhicule, pourvu que ce dernier réponde aux besoins.
On le voit, l’électrique n’a pas encore réussi à s’imposer dans les habitudes de consommations, les moteurs thermiques conservant une certaine popularité, alors que l’hybride, et l’hybride rechargeable peinent également à faire leur place en tant que technologies alternatives. L’arrivée de bonus… bonifiés au mois de juillet pourra-t-elle changer la donne ?
Les intentions d'achat de véhicules hybrides progressent... mais doucement.
RECOMMANDÉ POUR VOUS
BYD toujours en pointe, mais la dynamique s'essouffle
Un nouveau système d’infodivertissement pour Hyundai, Kia et Genesis
Qui a vendu le plus de voitures en Europe en mars 2026 : le classement
Bugatti W16 Mistral « Fly Bug » : le super-insecte en édition spéciale
Les voitures européennes les plus vendues en Amérique latine
Range Rover SV Ultra : le modèle phare se transforme en salle de concert
Électrique et thermique : Kia explique comment elle roule vers l’avenir