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Le marché automobile français poursuit sa baisse

Le déclin des ventes de véhicules neufs se poursuit en France au premier semestre 2025, alors que Renault dépasse Stellantis en termes de ventes de véhicules neufs.

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Le marché automobile français enregistre son sixième mois consécutif de baisse de ses immatriculations, d'après les données publiées ce mardi par la Plateforme Automobile. Sur le seul mois de juin, le recul est de 6.72% par rapport à l’année dernière à la même époque. Avec 842.203 immatriculations enregistrées depuis le mois de janvier, les ventes de véhicules neufs sont en déclin de près de 8%, d’après les dernières données publiées par la Plateforme Automobile.

La tendance est ainsi toujours à la morosité dans le secteur, dans un contexte qui demeure délicat. Du côté des particuliers, de nombreuses incertitudes liées récemment au sort des Zones à Faibles Emissions (ZFE), au bonus écologique ou à un contexte géopolitique et économique anxiogène, semblent inciter les consommateurs à différer l’achat d’un véhicule neuf, tout comme la hausse constante des tarifs du neuf.

La perspective de la fin des ventes de véhicules thermiques d’ici 2035, lié à la réticence encore tenace de nombreux Français à passer à l’électrique, amènent également une situation d’attente. La nouvelle fiscalité autour des véhicules de fonction a également retardé le renouvellement des flottes de sociétés dans le pays.

Des espoirs de reprises subsistent tout de même pour l’automne, avec la fin actée des ZFE, ainsi que le retour annoncé du leasing social, qui doit permettre aux revenus les plus modestes d’accéder à l’achat d’un véhicule électrique neuf.

Selon les projections de l’enquête, les immatriculations pourraient se situer entre 1.65 et 1.7 millions de véhicules, ce qui demeure bien en-deçà de l’époque pré-COVID, où la barre des deux millions de véhicules immatriculés.

Du côté des marques, Renault tire le mieux son épingle du jeu avec, dans ce contexte, une hausse de +5.09% de ses ventes sur la période de janvier à juin, bien portées par les performances de Dacia. La marque au losange s’empare du fauteuil de leader sur le marché français au détriment de Stellantis, qui affiche une baisse de près de 8%.

On note également l’attrait des modèles hybrides (+13% sur le premier semestre), et un nouveau recul des véhicules électriques (-3%).