Aller au contenu principal

Ce pays d’Europe va tester la vitesse maximale sur autoroute à 150 km/h

Il s’agit pour l’instant d’un test sur un tronçon d’autoroute, qui pourrait être étendu si l’essai est concluant.

Autoroute

130, 110, 90, voire 70 km/h en passage d’agglomération : les limitations de vitesse peuvent souvent fluctuer lors d’un trajet autoroutier. Ces dernières années, si la vitesse maximale demeure la barre des 130 km/h, comme dans de nombreux pays européens, de nombreuses portions ont vu leur limite abaissée à 110 km/h. En République Tchèque, on s’apprête à faire le chemin inverse, du moins (pour l’instant) sur un tronçon d’autoroute précis, et uniquement dans des conditions précises.

Vendredi dernier, les autorités de la Direction des routes et autoroutes tchèques (RSD) ont annoncé le lancement d’une phase test sur l’autoroute D3 du pays, reliant les villes de České Budějovice et Tábor, non loin de la frontière autrichienne. où la vitesse maximale pourra être augmentée à 150 km/h.

Mais cette augmentation de la vitesse maximale se fera sous certaines conditions, comme l’a expliqué le directeur de la RSD : “Les conditions permettant de rouler à 150 km/h doivent être absolument idéales. Cela signifie qu’il ne doit y avoir aucun risque.”

Il faudra en effet que plusieurs paramètres soient réunis pour pouvoir évoluer légalement à 150 km/h, à savoir des conditions sèches, et une circulation fluide, notamment. 42 panneaux dynamiques seront ainsi installés tout au long du tronçon en question, précisant la limite autorisée, qui pourra ainsi osciller entre 130 et 150 km/h en fonction des circonstances.

De tels panneaux existent à l’heure actuelle sur les autoroutes françaises, notamment en passage d’agglomération, où la vitesse maximale est indiquée à 70 ou 90 km/h en fonction du trafic routier constaté ou en prévision.

Si l’essai est concluant, le gouvernement tchèque envisage d’étendre ce changement de limitation, et l’introduction d’une signalétique dynamique, sur plusieurs autres tronçons autoroutiers du pays. Un exemple à suivre en France ?