Comment la voiture électrique ramène le silence en ville
Quand on se promène dans une métropole chinoise, on est surpris par le silence de la circulation. Une étude explique ce qui se passe au niveau de l’oreille.
Quand vous vous promenez dans les rues d’une métropole chinoise, qu’il s’agisse de Chongqing ou de Shanghai, une chose frappe immédiatement : le silence. Si vous vous arrêtez à un carrefour pour traverser l’une de ces avenues gigantesques à 3 ou 4 voies par sens, vous regardez autour de vous, vous voyez des dizaines de voitures… mais vous entendez les oiseaux chanter.
C’est le genre de détail dont on ne peut plus se défaire une fois reparti. C’est une conséquence de l’adoption massive des voitures électriques : en ville, elles représentent désormais l’écrasante majorité. La question de la pollution sonore n’est sans doute pas encore assez abordée, mais les bénéfices de la mobilité à zéro émission sur ce point sont évidents. Et des études viennent confirmer ce que l’on ressent… sur le terrain.
Des écarts marqués jusqu’à 30 km/h
L’une des recherches les plus approfondies sur le sujet a été menée par le Touring Club Suisse avec l’institut de recherche helvétique Empa. Selon le rapport, une voiture électrique n’est pas seulement silencieuse à l’arrêt : elle l’est aussi lorsqu’elle roule à faible vitesse. Jusqu’à 30 km/h, les différences sont très nettes.
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À l’arrêt, une voiture à moteur thermique (essence ou diesel) atteint 60 à 70 décibels. Une voiture électrique reste sous les 50 décibels, car elle ne produit guère plus qu’un léger bourdonnement et, le cas échéant, le bruit de mise en route de certains ventilateurs.
Au démarrage, l’écart se réduit. Mais à des vitesses urbaines, disons jusqu’à 30 km/h, une voiture électrique reste en moyenne 3 dB plus silencieuse qu’une thermique. À 60 km/h, les bruits aérodynamiques et de roulement rendent les différences presque imperceptibles. Revenons toutefois aux situations à l’arrêt ou à faible allure. L’écart peut sembler modeste, mais il est loin d’être négligeable. Clarifions.
Comment réagit l’oreille humaine
Un bruit de 60 décibels a une intensité 10 fois supérieure à celle d’un bruit de 50 décibels. Cela signifie que, pour l’oreille humaine, le premier est perçu comme deux fois plus fort que le second. Car la pression acoustique sur le tympan augmente de plus de 3 fois.
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Même 3 dB d’écart, c’est beaucoup. Prenons un exemple : on branche un système hi-fi avec une seule enceinte. Puis on branche aussi la seconde enceinte. Résultat : le volume augmente de 3 dB. Le changement n’est pas radical, mais il est audible.
Appliquons maintenant ce principe à l’ensemble des voitures qui circulent sur nos routes. Ce serait comme écouter de la musique sur un seul haut-parleur, ou sur des dizaines de haut-parleurs répartis tout autour de nous. Ce n’est pas anodin.
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